La Rochelle Libertaire n’existe plus !

Bonjour,

Comme vous aurez pu le constater ces derniers mois, le blog n’est plus mis à jour.

Cependant, pour des infos militantes locales, nous invitons à visiter …

– le blog du journal local « La Mouette Enragée » : http://lamouetteenragee.over-blog.net/

– le blog du Comité de Lutte Contre l’Incinérateur d’Echillais : http://clciechillais.over-blog.com/

– le blog de Nestor : http://nestor17.over-blog.com/

A bientôt.

Le webmaster.

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[Nucléaire & THT] Deux films projetés contre le nucléaire à Poitiers

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Source : http://epinenoire.noblogs.org/

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[Tant qu’il y aura de l’argent …] Rochefort : il vole 22 000 euros en s’attaquant à 18 horodateurs

Depuis le mois d’octobre, les policiers Rochefortais étaient sur la trace d’un homme qui dérobait l’argent contenu dans les horodateurs du centre-ville. Durant 18 nuits (entre minuit et 6 heures) jusqu’à la dernière en date de ce dimanche 14 avril, il s’en est pris à 18 horodateurs, amassant la coquette somme de 22 000 euros. Le mode opératoire consistait à percer l’horodateur puis à introduire un outil pour ouvrir la porte.

Les policiers de Rochefort ont mis en place des moyens humains et technologiques pour l’interpeller. La nuit du 6 décembre dernier, la brigade anticriminalité (Bac) interpelle un suspect place Colbert, à proximité d’un horodateur. Sans argent et sans outillage, il est relâché. Mais quelques mètres plus loin, les policiers découvrent des tournevis et des tiges en fer qu’ils saisissent.

Le 25 mars dernier, une photo le surprend en flagrant délit. Et voilà quinze jours, l’ADN du matériel saisi en décembre l’a confondu.

Depuis deux semaines, les policiers étaient à la recherche de cet homme de 26 ans, un SDF originaire de Metz. Ils avaient retrouvé sa trace dans  un hôtel de Rochefort. C’est pourtant à Paris qu’il a été arrêté, par hasard, gare de l’Est, mardi, en compagnie d’un acolyte. Dans son sac, les policiers ont découvert 1800 euros en pièces de un et deux euros, soit le butin de son dernier larcin, le week-end dernier. Ainsi qu’un billet de train
La Rochelle-Paris qui a incité les enquêteurs parisiens à contacter leurs homologues Charentais-maritimes.

A l’issue d’une garde à vue de 48 heures, l’homme déjà connu pour une trentaine de procédures judiciaires liées notamment à des problèmes de toxicomanie, a été déféré ce jeudi après-midi devant le parquet de Paris.

Source : PJ (Presse Judicaire)

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[Faux amis] Contre l’Acipa, la CHC et son monde héliporté

Après plus de quatre mois d’occupation militaire du carrefour de la Saulce, le départ des gendarmes mobiles dans la nuit du vendredi 12 avril laissait espérer la fin de ce checkpoint permanent en centre-ZAD. Pendant le week-end, des individu-es ont mis en place des chicanes pour empêcher le retour prévisible des gendarmes. Le lundi matin, les forces répressives ont attaquées le carrefour, blessant une quinzaine de personnes à coups de grenades offensives et de flashballs. Le jour même, une dizaine de rassemblements de solidarité ont eu lieu partout en France. Le président de l’Acipa, Julien Durand, a choisi de se dissocier totalement de cette action en publiant un communiqué accusateur (1) et à travers des déclarations dans la presse (2). Celui qui a fait son beurre médiatique et politique à l’automne 2012 sur l’expulsion des squatteurs et toutes les résistances qui s’en sont suivies, prévoit désormais l’abandon du projet et cherche à négocier avec l’État. Pour rendre ce rôle légitime et préparer un soi-disant retour à la normale, il doit taper plus fort que la préfecture. Il reprend les arguments policiers à son compte en niant l’occupation militaire qui rend impossible la vie des habitant-es de la ZAD et en présentant quelques chicanes comme une entrave à la libre circulation des capitaux agricoles.

Il faut en finir avec ce mythe des opposant-es historiques et du respect qui leur serait dû. Pendant plus de trente ans, ils et elles n’ont connu-es qu’échec sur échec. Nous ne reconnaissons aucun droit d’aînesse sur la ZAD. Depuis l’arrivée des squatteuses et des squatteurs, la lutte a changé de nature : il ne s’agit plus de s’opposer uniquement à la construction d’un aéroport pour préserver quelques hectares de terres agricoles polluées par les pesticides et les engrais chimiques, mais de se réapproprier collectivement les terres, les maisons, et tenter de libérer ce territoire de l’emprise étatique et de la propriété privée.

L’Acipa et les autres bureaucrates souhaitent organiser une chaîne humaine pour « enterrer le projet ». Mais ce qu’ils souhaitent vraiment enterrer, ce n’est pas le projet mais tout ce qui a pu émerger dans la lutte et qui s’éloigne de leur vision normalisée de la vie. La chaîne humaine, nous l’avons déjà faite spontanément le 17 novembre et elle a permis la construction de la Chat-teigne. Les récupérateurs déploient, quant à eux, toute une usine à gaz pour organiser leur grand projet inutile et imposé de Chaîne Humaine Citoyenne (CHC). A la manière d’une grande entreprise centralisatrice et rentable, elle donne des directives, liste les slogans autorisés (3), planifie la fabrication de panneaux à partir d’un site pilote et contrôle leur diffusion en instaurant une procédure bureaucratique : toute implantation doit avoir l’aval du Comité central.

Dans leur délire spectaculaire, ils ont décidés de louer avec l’argent des dons, un hélicoptère pour les journalistes après avoir même projeté d’utiliser des drones pour produire des images de leur rassemblement. Pour une fois que l’hélicoptère de la gendarmerie ne survolera sans doute pas la ZAD, on aura le droit à celui des bureaucrates. Lorsque des individu-es se sont publiquement opposé-es à l’hélicoptère, il leur a été répondu, dans une langue de bois politicarde que le projet était déjà trop avancé et qu’il était trop tard pour revenir dessus.

Contre les bureaucrates, la pacification et la récupération,

Déchaînons-nous !

(1) « L’ACIPA et l’ADECA regrettent que des tranchées aient été creusées sur la seule route encore utilisable normalement, offrant un prétexte à l’affrontement et entraînant l’escalade de la violence de part et d’autre. » (communiqué du 15 avril 2013)

(2) L’ACIPA condamne ces «comportements violents et inutiles qui vont entraver l’amorce de dialogue qui se dessinait avec les pouvoirs publics» (Libération, 15 avril 2013)

(3) D’autant plus qu’il sont imbéciles et enfermés dans une rationalité économique pro-capitaliste (par exemple : « Fragilisation de l’usine Airbus Bouguenais »).

Source : Indymedia Nantes

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[Squat – Logement – Expulsion] Poitiers : Squat l’Etape : halte aux intimidations !

imagesHier lundi 15 avril à 17h10, les huissiers sont passés au squat l’Etape. Ils ont tout visité, pris des photos et les identités. Ils avaient une « requête à fin de constat » et une ordonnance obtenue du juge Philippe Darrieux, premier vice-président du Tribunal de Grande Instance qui leur donnait la possibilité de se faire assister d’un serrurier et s’assurer le concours de la force publique.

En effet, il est facile pour ceux qui sont tout puissants de violer les droits fondamentaux des gens. Car tout ce système de requêtes permet entre autres de bafouer le droit d’avoir un procès équitable. Déjà cette justice expéditive fleure mauvais l’abus de pouvoir, mais c’est la négation de la justice même. Justice expéditive répétons-le, encouragée par les juges.

D’après la requête à fin de constat « la requérante [la commune de Poitiers] a en conséquence le plus grand intérêt à faire constater cette situation [occupation sans droit ni titre] et les conditions actuelles d’occupation des lieux. ». Nous nous interrogeons : à quelle fin mettre en place cette procédure de justice expéditive ? Est-ce pour constater qu’il y a des personnes et familles à la rue aujourd’hui à Poitiers et que la municipalité se rende à l’évidence et arrête de dénier cette réalité ?

Eh bien non, la requête précise sans surprise : l’occupation de l’immeuble du 6 rue d’Oléron cause « un trouble manifestement illicite qu’il s’agit de faire cesser ».

Quel cynisme ! N’est-ce pas plutôt la misère et le fait d’être sans abri, qui plus est avec des enfants dont certains ont à peine un an et des femmes enceintes, qui est « un trouble manifestement illicite qu’il s’agit de faire cesser ». Rappelons que ces locaux, crées spécialement pour accueillir des familles, sont vacants depuis un an et demi et en train de se dégrader. Le « trouble manifestement illicite qu’il s’agit de faire cesser » est bien la violation systématique des droits humains fondamentaux par les autorités, et en particulier la préfecture, et non pas l’occupation de ces locaux qui sont voués à être vendus et qui resteront vacants jusqu’au moins le 30 novembre 2013 puisque l’acquéreur, qui veut réhabiliter tout l’intérieur, a mis comme condition dans le compromis de vente de trouver la moitié de ses acquéreurs (8 sur 16) d’ici là. Ce qui, vu la crise, ne semble pas vraiment gagné. En fait, toute cette opération n’est-elle pas une tentative de soustraire ces locaux adéquats à sa vocation première : accueillir des personnes et des familles dans le besoin ?

Car les besoins sont immenses et les solutions peu nombreuses. Alors que le nombre de places du CHUS (115) et les autres solutions d’hébergement et de logement semblent avoir fortement diminué, le SIAO est asphyxié par le nombre des demandes et les associations sont contactées tous les jours par des personnes et des familles sans logis ou mal logées. Il y a aujourd’hui dans le squat l’Etape 5 familles et une personne seule soit 18 personnes dont 8 enfants (1 an, 2 ans, 5 ans, 6 ans, 8 ans, 10 ans, 13 ans et 14 ans) et 2 femmes enceintes. Deux autres familles sans logis (6 personnes dont 2 enfants de 2 ans et 4 ans et une femme enceinte) devraient y venir cette semaine. Deux autres familles (9 personnes dont 5 enfants) encore la semaine d’après.

Enfin, pourquoi le maire, au lieu de saisir la justice et d’envoyer huissiers et policiers pour « constater l’occupation » ne s’est-il pas déplacé lui-même ? Il aurait bien-sûr été reçu et aurait pu échanger avec les occupants. Ils auraient même pu lui faire des propositions pour sortir par le haut de cette situation. En particulier, de contracter une convention d’occupation précaire ou alors mettre à disposition du CHUS ces locaux jusqu’à leur vente effective.

Pourquoi alors faire cette « requête » si ce n’est pour faire peur et intimider, terroriser des personnes et des familles qui n’ont rien fait de mal, au contraire puisque étant en état de nécessité, ils se sont réfugiés et protégés eux et leurs enfants dans des locaux inoccupés et promis à la rénovation sinon à la destruction ?

Au lieu de chercher à faire peur aux gens et à les intimider, le maire de Poitiers devrait mettre en œuvre vraies solutions.

Mise à disposition des logements et locaux vacants des collectivités, réquisitions des logements privés vacants.

Un logement est un droit avec ou sans papiers

DAL86dal86@free.fr – 06 52 93 54 44 / 05 49 88 94 56

Permanences : tous les samedis matin de 11h à 12h et tous les mardis soirs de 17h à 18h Maison de la Solidarité 22 rue du Pigeon Blanc Poitiers

Source : http://dal86.fr/

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[ZAD Partout] Le carrefour de la Saulce au poivre

Le 15 avril 2013 à 7h, sur la ZAD de Notre­Dame­Des­Landes, des gendarmes mobiles habillés et armés pour l’émeute viennent se poster au carrefour de la Saulce. Ils ne sont pas les bienvenus. Des affrontements en découlent1 qui feront plusieurs blessés2. Les officiers et la Préfecture déclarent à la presse qu’ils ont été agressés. La fable du gentil flic, se balladant gentillement sur le territoire, qui se fait agresser par les « violents », se répand comme une trainée de poudre. Certains médias restent prudents et laissent ces phrases dans la bouche du Préfet mais d’autres organisations se la laissent conter complaisamment et la reprennent à leur compte.

Le carrefour de la Saulce est occupé par les militaires depuis le 23 novembre 2012. De ce fait, la vie quotidienne des habitants ­ on parle ici pas seulement des occupants mais aussi des gens habitants aux alentours et travaillant en région nantaise ­ est complètement bouleversée. Le seul fait d’être un opposant au projet d’aéroport habitant sur son emplacement présumé implique que le droit de circuler librement n’est plus qu’un lointain souvenir. Imaginez­vous le scénario d’un de ces habitants depuis six mois.

« Le matin tu sors de chez toi pour aller bosser, tu passes au carrefour de la Saulce avec les gamins dans la voiture, contrôle de flics, fouille, ouvrez le coffre, papiers. Le midi, tu rentres, check point au carrefour, tu poirautes 15 minutes mais pas de contrôle finalement. Tu prends le vélo pour aller voir un ami, les militaires t’inderdisent de passer par le carrefour, tu dois pousser ton vélo à travers champs dans la boue en piétinant le champ de l’agriculteur. L’après­midi tu repars au boulot, contrôle, papier, carte grise du véhicule, où allez­vous ? Ben chez moi. Le soir tu rentres avec les mômes, contrôle, papier, carte grise, tu poirautes parce qu’il y a un appel, où allez­vous, tu poirautes. Envie d’aller au cinéma ? On fait le tour pour éviter le carrefour ? »

Chaque jour x 6 mois

Quand vous demandez aux militaires pourquoi ils bloquent le carrefour, ils répondent : « vous nous empêchez d’aller dans les bois, nous on vous empêche de passer le carrefour ». On se croirait à la maternelle, le jeu du nananère, celui qui énervera le plus l’autre. Cette occupation militaire peut provoquer la perte de sens. L’opposition à l’aéroport est vidée de son sens. Le monde à double vitesse qui va avec est constitué d’un côté des bénéficiaires des travaux de BTP, des bureaucrates occupés à remplir les dossiers, des hommes d’affaires et les riches touristes prenant l’avion, de l’autre côté de ceux qu’on déplace comme des pions, qu’on arrache à leurs habitudes, leur mémoire, leurs plaisirs simples et leurs voisinage, qu’on fait voler au vent au gré des minima sociaux. Une fois que vous êtes en train de vous interroger sur la violence, le sens du combat s’efface, il n’y a plus de sens à être là. S’il n’y a plus de sens, on a plus de repères, on fait n’importe quoi, on erre au gré des sollicitations émotives des médias de masse. Le 13 avril, pour la manifestation « Sème Ta ZAD »3, le carrefour avait été déserté par les militaires. Une ambiance de fête avait alors flotté sur la ZAD, après la journée de travaux agricoles. Des gens s’étaient relayés pour construire de nouvelles chicanes afin de retarder le retour des hommes armés. Ces chicanes, qu’on peut observer sur la D281, ont le double objectif de ralentir les voitures sur la zone très fréquentée par piétons et cyclistes et de pouvoir se transformer en barricades en cas d’attaque des forces du désordre. Il n’y a eu aucune concertation pour défoncer le bitume à la pioche, choisir les emplacements des obstacles de chicane. Le laitier, les transports scolaires, les tracteurs avec remorque, tous les gens qui empruntent la D81 n’ont pas été consultés. C’est peut­être un défaut de fonctionnement aux yeux de certains. Mais ces emplacements sont ceux d’un combat crucial pas que symbolique.

Le carrefour de la Saulce, avec son barrage militaire, c’est la matérialisation de l’enfermement de millions de gens par cette alliance entre le marché et la bureaucratie.

Pour faire disparaître le projet d’aéroport, il ne suffit pas de pétitionner et de manifester car ces actions sont comme des coups d’épée dans le brouillard. La Préfecture de Loire Atlantique et Vinci ont montré avec une étonnante splendeur la proximité qu’ils ont dans la réalisation de leurs objectifs propres et de leurs objectifs communs : l’ancien Préfet ayant préparé tout le dossier administratif de l’aéroport est devenu conseillé salarié de la multinationale. Leur appétit vorace de détruire les forêts et augmenter les dépenses d’énergie ne peut être assouvi qu’avec l’emploi de la force brutale sur la nature et sur les hommes qui la défendent. La pétition elle, ne les empêche pas, elle les retarde seulement. Aussi il apparaît absolument indispensable de ne pas s’engouffrer dans la fable du gentil flic qui ne peut pas aller partout sur le territoire national à cause de vilains casseurs anarchistes qui voudraient supprimer l’état de droit dans la zone qu’ils habiteraient par le biais d’un méchant projet d’aéroport. Ce serait la perte de sens du combat. Au contraire, faisons corps et unité pour dénoncer la militarisation du carrefour de la Saulce par des hommes armés. Il est important de réfléchir rapidement à matérialiser en région toulousaine la résistance à la militarisation des espaces de vie, des gares, des stations de métro, du carrefour de la Saulce à Notre­Dame­Des­Landes. Les hommes en armes sont les mercenaires des multinationales, ils n’ont pas l’idée de justice avec eux, ils n’ont que les lois actuellement en vigueur leur autorisant l’usage arbitraire de la force mais ce droit sera balayé par le nouveau monde. La violence n’est pas et ne sera jamais une fin en soi. Notre adversaire, ce n’est pas le politicien ou la politicienne, le journaliste ou la journaliste, le gendarme ou la gendarme. Notre adversaire, c’est la déshumanisation du monde. Derrière chaque uniforme ou rôle officiel, il y un homme ou une femme qui peut encore se reconnecter au monde sensible. Ce monde doit imposer aux cupides et aux autoritaires que la destruction du vivant (humanité et nature n’en font qu’un) n’est pas compensable par des procédures générant du PIB. Ensemble nous briserons cette alliance entre l’Etat et le Capitalisme, entre les cupides et les autoritaires, entre le marché et la bureaucratie. Entre la lâcheté et la violence, je préfère encore la violence. L’exemple n’est pas la meilleure façon de convaincre. C’est la seule.

Source : http://zad.nadir.org/

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[ZAD Partout] Notre Dame des Landes : RennesTV 1 – Gendarmerie 0 (à domicile)

Sans titre

Une petite vidéo rigolote à regarder ICI.

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[ZAD Partout] Communiqué de l’équipe médic 15.04.2013

110Dans la presse vous entendrez beaucoup parler des trois gendarmes blessés mais, peu des personnes subissant les violences physiques et psychologiques de cette opération militaire.

En tant qu’équipe medic on voulait transmettre ce que l’on a vu aujourd’hui. Alors qu’hier on célébrait la libération du carrefour de la Saulce deux jours plus tôt par un pique-nique festif sans autres blessures que des coups de soleil, ce matin les gendarmes sont revenus en nombre reprendre le carrefour, réinstaurer leur occupation militaire. Dans ce cadre là, on a vu de nombreux tirs tendus de flashball et grenades assourdissantes a courte distance, qui ont infligé de nombreuses blessures dont certaines pris en charge par l’équipe médic :

- impacts par flashball :

  • oedèmes et hématomes :
    – trois personnes dans les jambes
    – une personne dans le bras
    – une personne dans les épaules
    – trois personnes dans le thorax
    – une personne dans le dos
  • un impact dans la tête entrainant une plaie ouverte du crâne nécéssitant cinq points de suture
  • un impact dans le visage provocant un arrachement important de l’arcade et un enfoncement des sinus accompagné par une hémoragie importante nécéssitant une prise en charge par les pompiers

- impacts par des grenades assourdissantes :

  • plaies, brulures et corps étrangers faits par les éclats de grenade :
    – trois personnes dans les jambes
    – une personne dans une fesse
  • blaste :
    – multiples personnes choquées (désorientations, acouphènes)
    – une personne plus gravement atteinte malgré la présence d’une palette la protégant des impacts des éclats

- des nombreuses intoxicationes liées à l’emploi massif de gaz lacrimogène et poivré

Les pompiers ayant evacué la personne ont eté bloqué par les gendarmes qui leur ont refusé l’accès et ne les ont laissé passer qu’après l’insistance d’occupants présents. Ils ont de nouveau empeché leur départ afin de contrôler la personne blessée, retardant en tout plus de vingt minutes la pris en charge des secours.

Une occupation militaire ne s’installe jamais sans violence. Cette liste non-exhaustive ne voudrait pas oublier toute la violence psychologique d’un tel déployement policier ainsi que celles subies au quotidien dues à leur présence permanente et leurs agissements.

Source : http://zad.nadir.org/

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[Squat – Logement – Expulsion] Poitiers : Urgent appel à solidarité pour le squat l’Etape

933874-1107441Dimanche dernier a eu lieu l’ouverture officielle de l’ex-foyer “l’Etape” rue d’Oléron. Ce lieu sert à palier l’incapacité des autorités à gérer le problème de l’hébergement d’urgence et plus généralement du logement, en particulier pour les familles et les personnes mises et maintenues par la préfecture en situation administrative irrégulière. En clair, de nombreuses familles et personnes vivant dans la rue ou dans des conditions de logement très précaires à Poitiers, et bien que la préfecture se serve de la solidarité pour ne pas avoir à mettre la main à la patte, il était urgent de faire quelque chose.

Les habitants du squat l’Etape ont besoin :

– de nourriture ;
– d’ustensiles de cuisine, d’assiettes de verres de couverts ;
– de gazinières, plaques de cuisson et réchauds, de machines à laver le linge, de réfrigérateurs ;
– de matelas et de sommiers, de meubles, de tables de chaises ;
– de produits et ustensiles de toilette, d’entretien ;
– d’outils, de matériel, de produits de fabrication et réparation,
– de téléphones portables désimlockés ou « tout opérateurs »
– de fournitures scolaires et matériel informatique ;
– de jouets et de jeux pour les enfants et les adultes :
– …

→ les ustensiles, machines et outils peuvent bien sûr être seulement prêtés.

Vous pouvez aussi aussi faire un don. Chèques à l’ordre du DAL86 a envoyer à DAL86, Maison de la Solidarité, 22 rue du pigeon blanc 86000 POITIERS en précisant au dos « Squat l’Etape ».

Pour tous renseignements : dal86@free.fr ou au 05 49 88 94 56 (laisser un message nous vous rappellerons)

Source : http://dal86.fr/

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[Sexisme & Patriarcat] Tours : Ejaculation de Masculinistes

DSC00114Les réacs sont de nouveau de sortie, avec leurs pensées nauséabondes, leurs discours qui  cherchent à justifier et à maintenir l’injustifiable : l’ordre des rapports de genres et de dominations , qui pourrissent cette société.

Le « printemps français » animé par Vox Populi, n’est qu’une des nombreuses émanations sordides de ce courant conservateur qui souhaite remettre au goût du jour son slogan rance : « honore ton dieu et aime ta femme… ».

Après être grimpés dans leurs grues, les « bons pères de Famille » descendent dans les rues, avec leur haine de la décadence sexuelle, de l’homosexualité, des femmes, leurs retours aux vieilles traditions, leurs esprits pudibonds et puritains…

Malgré toutes leurs opérations de com’, leurs idéologies réacs ne nous feront jamais oublier que dans cette société, le patriarcat tue.

Travail – Famille – Patrie et Hétérosexuallité… Plutôt crever ! Plutôt Jouir ! Le modèle familial s’effondre : Tant Mieux ! Les mœurs et les tabous se perdent, les corps combattent et se libèrent : Tant Mieux ! Ce que vous qualifiez de « déviance », est une ressource inespérée de plaisirs raffinés… Mais vous ne le savez que trop bien…

Votre mouvement nécessite un totem, une effigie à la hauteur de sa connerie… « Manif pour tous », « Printemps français » ou « des bons pères de famille » vos pensées de curetons ne nous empêcheront pas de jouir . En attendant, qu’un désir irascible vous envahisse et vous terrasse !

Ni Parité, Ni Patriarcat…

Prenez garde, car votre vieux monde s’effondre sur lui-même.

Source : http://mediatours.noblogs.org

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[ZAD Partout] Notre dub des Landes !

dub

En cette belle journée de manif sur la ZAD (voir plus bas), nous vous proposons un petit morceau de Dubamix à retrouver ICI.

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[Logique de profit …] Mobilisation en faveur de l’autoroute A 831 (Fontenay-le-Comte – Rochefort)

Environ 200 personnes avaient répondu à l’invitation du Conseil général, ce jeudi soir, pour une opération de mobilisation destinée à ne pas relâcher l’attention sur l’autoroute A 831 entre Rochefort et Fontenay-le-Comte.

Rappelons qu’une commission gouvernementale doit hiérarchiser, d’ici cet été, les principaux projets de grandes infrastructures en France.

Si l’A 831 est retenue, « l’appel d’offres prendra environ un an », expliquait Dominique Bussereau en marge de la réunion. Il espérait que cette voie rapide, dont le budget a été chiffré à « 900 millions d’euros », dont « 147,5 millions » émanant des collectivités du département sera achevée « en 2017, comme la ligne LGV Tours-Bordeaux ».

Le député Falorni présent

Autour du président du Conseil général avaient pris place les deux sénateurs UMP, Claude Belot et Daniel Laurent. Un peu plus loin, le député Olivier Falorni (de gauche) s’est mêlé aux partisans du projet en décrétant « l’union sacrée » : « c’est une bataille qu’il faut gagner aujourd’hui ».

Vice-président du Conseil général de la Vendée, le sénateur UMP Jacques Oudin avait, auparavant, aussi plaidé en faveur de « cet équipement modèle sur les plans techniques, financiers, environnementaux ».

Fondateur du département

Claude Belot, « l’ancien combattant », comme il se surnomme (car « ils ont toujours des histoires »), a raconté comment le tracé de l’autoroute A 10 avait échappé à la Charente. « Alors que j’étais jeune conseiller général dans les années 70, les gens d’Angoulême n’avaient pas compris le film et défilaient contre le principe du péage ».

Il a aussi rappelé que cette voie constituait « l’un des dossiers stratégiques et fondateurs de la Charente-Maritime ».

Reste qu’un représentant de la Chambre d’agriculture a fait entendre une voix dissonante en estimant que cela représentait un « coup dur pour l’agriculture », en raison de l’emprise foncière de la voie rapide. Il a dit se montrer « vigilant sur les compensations ».

Source : Presse de l’union sacrée (SO)

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[ZAD Partout] Dernières Infos – Sème ta ZAD …

Toutes les infos pour Sème ta ZAD :

Suite à la tempête qui est passée par là, la Zone Humide est détrempée, grand bien lui fasse !

Même s’il semble compliqué de planter des légumes dans la boue, il y a pas mal d’autres chantiers à avancer. Et on vous invite à venir partager un moment d’euphorie, c’est beau ce qui se passe ici !

Mais la ZAD reste une zone fragile et nous restons des humains avec nos gros sabots, alors essayons de limiter notre empreinte sur la faune et la flore. Merci d’éviter de vous promener dans les zones boisées et de piétiner exagérément les jardins et les pâtures.

A part ça vous êtes bien sur les bienvenu.e.s !

La manif commence à 10h

2 points de départ des cortèges :

Au sud : La Paquelais – Le Bois Rignoux

Au nord : Le carrefour des Ardillères

N’allez pas à Notre Dame des Landes, c’est loin des points de départ !

La permanence sera quand même ouverte à NDDL

Si vous venez en voiture : Ne vous garez pas à NDDL (c’est loin des points de départ des cortèges) Evitez de vous garer dans le centre ZAD, on aura besoin des routes pour marcher. Mais essayez de vous garer au plus près du départ des cortèges, sur les routes et pas dans les champs ! Garez-vous tou.te.s du même côté de la route. Laissez quelques espaces pour pouvoir éventuellement se croiser.

Si vous venez en Bus : (voir docs annexes : horaires-carte à télécharger) Ligne 71 : Nantes Gare (sortie sud) – Guéméné/Penfao > Traverse la ZAD tarif 2.30€ Il est préférable de venir de Nantes en bus dès le vendredi car le Samedi le 1er bus passe à 13h07 sur la ZAD. Dernier retour sur Nantes le Samedi : 17h42. Un seul bus le Dimanche à 18h05 pour retourner sur Nantes. ( Ne descendez pas à NDDL c’est trop loin des cortèges et des chantiers )

3 points d’arrêt :

Le Bois Rignoux (départ du cortège sud-est)

La Boissière ( marcher 200m vers le Nord pour arriver à « La Bellish » à droite et au chemin qui mène vers le centre ZAD à gauche dir. ouest)`

L’Epine (entre La Paquelais et NDDL) Accès du camping Est. Prendre le « chemin du terrain de cross » en direction de l’ouest vers Les Planchettes, vous arrivez au camping Est.

Covoiturage : (Notre site de co-voiturage militant n’existe pas encore…) Nous proposons aux personnes véhiculées de passer à l’arrêt de tram « Le Cardo » pour embarquer des passager.e.s au début de chaque heure à partir de vendredi midi. Sinon nous invitons nos ami.e.s bipèdes à faire des panneaux Sème ta ZAD > et à faire du stop, ça favorise les rencontres.

Campings :

Le camping Est, est situé derrière les Planchettes il est ouvert dès le vendredi (une cuisine fonctionnera vendredi soir au carrefour des Fosses Noires)

Le camping Ouest, est situé entre le Liminbout et la ferme de Bellevue.

CES TERRAINS NE SONT PAS DES PARKINGS. N’Y GAREZ PAS VOTRE VEHICULE ET CE NE SONT PAS DES LIEUX DE CAMPEMENT PERMANENTS. Merci de remporter vos déchets avec vous, il n’y a pas de service de ramassage d’ordures sur la ZAD et on en a marre de faire le ménage !

Démontage/Nettoyage : Rdv Lundi 14h Camping de Bellevue

Rdv Lundi 14h Camping des Planchettes

Equipement à prendre : N’oubliez pas vos bottes évidemment. Vêtements de pluie au cas-ou..? Mais il devrait faire beau ce week-end..??!!

Un outil à la main pour la manif et pour offrir aux agri-collectifs (les outils cassés seront réparés)

Un panier pique-nique (il y aura plein de cuisines mais peut être pas assez à manger si on est beaucoup ?)

Une tente si vous passez la nuit sur la ZAD (les hôtels ne sont pas prêt d’être construits)

Une bâche étanche pour mettre sous votre tente ` Une lampe électrique (les routes et chemins sont parsemés de barricades)

Le programme et la carte des chantiers et animations du week-end est téléchargeable, essayez de l’imprimer avant de venir.

Merci de votre soutien, de votre présence et de votre attention les un.e.s envers les autres ! Bienvenu.e.s sur la ZAD !

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Source : http://zad.nadir.org/

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[Nucléaire & THT] Soirée antinuc à Niort !

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Reçu par mail (continuez à nous envoyer vos infos à larochelle.libertaire@riseup.net) !

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[Bien fait !] Des fêtes de rue pour célébrer le décès de la « Dame de fer »

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Le décès de l’ancienne Premier ministre britannique Margaret Thatcher a suscité autant d’hommages que de commentaires féroces. Certains quartiers ont même été jusqu’à fêter sa disparition dans la rue.

Environ 500 personnes ont improvisé une fête dans les rues du quartier londonien de Brixton, lundi 8 avril, pour célébrer la mort de l’ancienne Premier ministre britannique Margaret Thatcher, au pouvoir entre 1979 et 1990. Preuve que le bilan de la « Dame de fer » reste très controversé au Royaume-Uni, quelques heures après l’annonce de son décès, des habitants de ce quartier populaire et multiethnique se sont spontanément regroupés pour boire, chanter et danser sur des chansons des années 1980.

Certains d’entre eux brandissaient des pancartes sur lesquels ils avaient écrit : « Réjouissez-vous, Thatcher est morte ». D’autres se contentaient d’agiter le journal hebdomadaire de gauche « The Socialist Worker » dont la une titrait : « Réjouissez-vous ! Réjouissez-vous ! », en-dessous d’une caricature de l’ancienne chef du gouvernement. 

« Beaucoup de gens sont contents de la voir partir »

Lorsque Margaret Thatcher était au pouvoir, au cours des années 1980, Brixton, où réside une importante population immigrée, fut le théâtre de deux émeutes majeures. « Les émeutes de Brixton étaient le résultat d’une discrimination raciale et sociale dont Thatcher était responsable », explique à FRANCE 24 Judith Orr, rédactrice en chef du « The Socialist Worker ». Et d’ajouter : « Thatcher est toujours perçue par des millions de personnes issues des classes populaires comme quelqu’un qui a ruiné leur vie ».

Interrogée sur la convenance de fêter dans la rue la mort d’un individu, Judith Orr réplique : « Beaucoup de gens, moi incluse, sont contents de la voir partir ». 

Bien qu’elle soit trop jeune pour se souvenir des années Thatcher, Estelle Tooch, une Londonienne âgée de 23 ans qui réside à Brixton, n’a pas hésité à participer à la fête improvisée. « On peut toujours voir les dommages causés par sa politique, dit-elle, le taux de pauvreté qui existe aujourd’hui est directement lié à l’héritage qu’elle a laissé », se justifie-t-elle.

Si aucun incident n’a été enregistré à Brixton ou encore à Glasgow, en Écosse, où une fête similaire s’est tenue, ce ne fut pas le cas à Bristol (sud-ouest), où six policiers ont été blessés dans des échauffourées alors que 200 personnes s’étaient rassemblées pour célébrer le décès de Margaret Thatcher.

Source : Presse fêtarde (France 24)

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[Contre la LGV et son monde] L’agglomération rochelaise ne paie plus pour la LGV

Comme il l’avait indiqué le 28 mars, Maxime Bono, président de la Communauté d’agglomération de La Rochelle (CdA)  a décidé de suspendre la participation financière de la CdA pour la construction de la Ligne à grande vitesse Bordeaux – Tours, soit 2 millions en 2012. Tout récemment, il a confirmé sa décision, également valable en 2013, au préfet de la Région de Bordeaux ainsi qu’au directeur régional de Réseau Ferré de France, rappelant que la convention initiale prévoyait en contrepartie du financement de la CdA, le lancement d’études pour le contournement ferroviaire de La Rochelle avec une desserte pour le grand port maritime. Or, cette condition n’a pas été remplie.

En effet, les études n’ont pas été lancées. Ce que ne conteste pas Bruno de Monvallier, directeur régional de RRF, tout en déplorant la suspension du financement. Il se dit tout à fait disposé à lancer ces études, lorsque le financement nécessaire sera débloqué par l’Etat. Pour le moment, ce n’est pas le cas. Il précise en outre que ce contournement avec desserte est un projet de 3 à 400 millions et craint que ce ne soit pas, pour l’instant, une priorité. Ce qui, toutefois, n’écarte pas l’idée de lancer des études préalables à un débat public qui serait ultérieurement organisé par la commission nationale du débat.

Source : Bulletin de la bande à Bono (Sud Ouest)

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[ZAD Partout] Covoiturage pour Sème ta ZAD !

Affiche_semetaZAD01_c1-2-f5b62Pour les personnes qui souhaitent partir de Charente-Maritime (La Rochelle, Saintes, Rochefort, Oléron, Surgères, etc), les covoiturages sont coordonnés par le comité départemental de lutte contre l’aéroport et son monde. Envoyez un mail à solidaritezad17@laposte.net si vous chercher une voiture et/ou des passagers …

Reçu par mail (continuez de nous envoyer vos contributions à larochelle.libertaire@riseup.net) !

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[ACAB] Bordeaux : des riverains lancent « photographiez les dealers et affichez les sur Facebook »

Difficile de ne pas les remarquer en passant par les rues des Boucheries à Bordeaux. Depuis un mois, une dizaine d’affiches sont placardées sur les murs et les portes des bâtiments, de la rue Saint-James au cours Victor- Hugo. Certaines en hauteur, bien visibles. Sur ces imprimés, écrit en grand, l’appel à participation à un concours photo d’un genre nouveau. « Prenez les dealers du quartier en photo et postez-les sur Facebook », peut-on y lire, juste en dessous d’un slogan choc : « Dealers, souriez, on connaît vos clients. »

Hier après-midi, les passants qui n’étaient pas encore au fait de cette étrange campagne se sont presque tous arrêtés pour lire les affichettes. Fabrice Chaudier, un habitant du secteur, s’est dit choqué : « C’est ignoble, c’est un appel à la délation pure et simple. Il n’y a pas de mauvaise ou bonne délation, ça reste de la délation. »

« Fâchés mais pas fachos »

Qui sont les instigateurs de cette campagne pour le moins atypique ? Le tract est signé par l’association Les Voisins des quartiers Saint-Éloi et Saint-Paul, qui se disent « fâchés mais pas fachos ». Renseignement pris, c’est du côté du bar de la rue des Boucheries L’Ours Marin qu’il faudrait chercher. À l’intérieur, on confirme être à l’origine de cette action, aux côtés des habitants des rues des Boucheries, Rénière, Teulère, Neuve, du Puits-des-Cazeaux et Bouquière. Puis on nous met en relation téléphonique avec le gérant du bar, pas sur place hier. Au bout du fil, Jean-Christophe Cabut ne souhaite pas encore communiquer sur la démarche mais il explique néanmoins : « Nous sommes en train d’envoyer les papiers pour finaliser la création de notre association. Tout est parti d’un ras-le-bol commun, partagé avec les habitants des rues du quartier. Les dealers et leurs clients squattent le secteur en permanence, sont souvent saouls. Ils crient, font du bruit et empêchent les gens de circuler correctement sur les trottoirs jusque dans la nuit. C’est devenu insupportable. »

N’est-ce pas de la délation ? « Les visages sont floutés sur la page Internet », précise le serveur du bar. « Ce ne sont pas des gentils et ils doivent être dénoncés. »

La rue des Boucheries est-elle vraiment devenue une zone de non-droit où les « vitrines sont cassées, les portes fracturées », comme on peut le lire sur les affiches ? Les ressentis divergent. « Régulièrement, ils urinent dans mon entrée », témoigne une riveraine qui a souhaité rester anonyme. « On n’est pas tranquille en rentrant le soir. » Le patron de l’épicerie de la rue estime que c’est une bonne chose. « Je crois que le but est un peu de leur faire peur, de manière originale. Il est impossible de raisonner avec ces gens, ils sont souvent dans des états seconds et ne comprennent pas ce qu’on leur dit. »

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Justifié ou exagéré ? 

D’autres estiment qu’ériger ce quartier en véritable Bronx à la bordelaise est exagéré. « On se croirait en zone de guerre, c’est ridicule. On ne ressent pas une telle insécurité lorsque l’on déambule ici, même le soir », relativise Laura, une étudiante habitante de la rue Teulère. « Je n’ai pour ainsi dire jamais vu de deal se produire devant moi, étaye Fabrice Chaudier. Peut-être y en a-t-il, mais pas plus qu’ailleurs à Bordeaux. Et puis encore une fois, la méthode me laisse pantois. »

Pour l’instant la page Facebook du « Deal Safari » ne comporte qu’une seule photo, assez peu révélatrice. Le temps dira si cette initiative aura des répercussions et apportera au quartier de la rue des Boucheries – qui ne comporte pas de caméra de surveillance – une plus grande présence policière, comme le souhaitent les riverains. Hier après-midi trois véhicules de la police municipale se sont brièvement arrêtés dans la rue, en l’espace d’une demi-heure. Est-ce une coïncidence, ou pas ? Ils sont en tout cas repartis aussi sec.

Source : Presse délatrice (SO)

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[Contre la LGV et son monde] Deux-Sèvres :  » Pas de grand chantier sans nuisances  »

Visite officielle, hier, sur le chantier de la future LGV SEA du pont-rail de Sauzé-Vaussais. Où ça tempête toujours un peu. Mais où le préfet tempère.

C’est dans un froid glacial que le préfet des Deux-Sèvres Pierre Lambert a visité hier matin le premier ouvrage d’art de la future LGV SEA (Sud-Est Atlantique) livré dans le département. A Sauzé-Vaussais, (presque) pile au milieu du tracé Tours-Bordeaux, l’un des six ponts-rail qui seront édifiés dans les Deux-Sèvres pour le passage de la ligne est terminé depuis quelques semaines. L’occasion pour les deux principaux porteurs du programme, Liséa et Coséa, d’inviter sur place leurs partenaires et les élus locaux pour un rapide point d’étape… en les faisant grimper sur l’édifice ( en vidéo, c’est comme si vous y étiez).

Mais au satisfecit des représentants des deux structures qui se plaisent à annoncer que la LGV SEA, le « plus grand chantier d’Europe », sera livrée dans les temps (fin juillet 2017), quelques voix ont répliqué. A commencer par le maire de Sauzé-Vaussais, Michel Eprinchard, qui ne s’est pas privé pour redire le mécontentement que lui inspirent « les nuisances » inhérentes au chantier (lire aussi  » LGV SEA : le déçu du lot 8« ) suivi par Dorick Barillot, vice-président du conseil général 79 qui a « un peu de mal à voir [à l’échelon local] les retombées économiques » du projet.

77 Deux-Sévriens embauchés

Le président de Coséa, Xavier Neuschwander, a répliqué que soixante-six-sept Deux-Sévriens avaient été embauchés et formés pour le chantier ; Yves Piat, directeur de cette portion du chantier, a expliqué que les entreprises locales sont bel et bien sollicitées, comme Guillon, de Sauzé-Vaussais, ou 2 Sévrienne Service pour la location (lire aussi  » Le chantier de la LGV au secours des carrières du Thouarsais« ).

Le préfet a aussi volé au soutien de ce « grand chantier d’envergure nationale ». « Il n’y a pas de grand chantier sans nuisances », a déclaré Pierre Lambert avant de tacler poliment les sceptiques : « Il y a une injection dans le tissu local, messieurs les élus. Vous ne la percevez pas, mais elle est bien réelle. »

Deux-Sèvres : la LGV c’est…

18 kilomètres de ligne sur quatre communes traversées : Rom (8,9 km), Vanzay (600 mètres), Plibou (4,5 km) et Sauzé-Vaussais (4,8 km).
> 22 ouvrages dont 6 ponts-rail (voie ferroviaire) et 16 ponts-route (voie routière).
13.600 m3 de béton coulé et 2,6 millions de m3 de terre déplacés
> à Rom, la LGV, c’est 3 ponts-rail, 7 ponts-route (dont 1 passage grande faune), 5.500 m3 de béton coulé, 152.500 m3 de terre déplacée
> à Vanzay, c’est un pont-route, 511 m3 de béton coulé, 30.000 m3 de terre déplacée.
> à Plibou, c’est 4 ponts-route, 398.000 m3 de terre déplacée.
> à Sauzé-Vaussais, c’est 3 ponts-rail et 4 ponts-route (dont un passage grande faune), 5.800 m3 de béton coulé, 1,2 million de m3 de terre déplacée.
Avancement des travaux : 20 % à Rom, 75 % à Vanzay, 20 % à Plibou, 45 % à Sauzé-Vaussais.

Source : Presse à Grande Vitesse (la Nouvelle Ripoublique)

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[Logique de profit …] La Rochelle : Le coût du risque

Reculer une partie des dépôts d’hydrocarbures de la Pallice pour mieux sécuriser les habitants du quartier est techniquement possible et financièrement coûteux. Telle est la conclusion de l’étude que l’Institut national de l’environnement et des risques industriels (Ineris) a remise – le 27 mars – à la préfète de la Charente-Maritime, Béatrice Abollivier (1).

Ce rapport s’inscrit dans la préparation du Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) des sociétés pétrolières Picoty et SDLP que la préfecture veut boucler avant la fin de l’année. Il avait été commandé à l’Ineris, à la demande pressante d’une association du quartier, Respire.

 Conclusions attendues

Le rapport ne fait que confirmer ce que personne n’ignorait : déplacer des cuves revient bien plus cher (27,3 millions d’euros) que de déloger leurs plus proches riverains (3 M€). Pour la société Picoty, l’Ineris préconise la suppression de six cuves de gasoil, d’un volume total de 84 775 mètres cubes, compensée par la reconstruction de quatre nouveaux bacs de même contenance au nord du site. La capacité de trois autres cuves serait réduite au moins de moitié.

Pour SDLP ( filiale de Total), moins proche des habitations, la sécurisation de deux cuves, par la mise en place d’une double paroi, suffirait à réduire le risque.

Ce jeu de cuves musicales permettrait de sortir « 16 enjeux » (traduisez des habitations) de la « zone de délaissement » ( comprenez d’expropriation) prévue par le PPRT, lequel concerne au total quelque 500 immeubles et plus de 1 500 personnes. C’est-à-dire que leurs propriétaires ne seraient plus expulsables mais devraient procéder (en partie à leurs frais) à des travaux de sécurité dans leur logement.

« Nous, nous proposons des solutions techniques, confie-t-on à l’Ineris, notre mission n’est pas de les chiffrer. » L’évaluation financière est donc le fait de l’exploitant, la société Picoty. Les 27,3 M€ comprennent la construction des quatre nouvelles cuves pour 22,4 M€ et le démantèlement ou la réduction des neuf anciennes pour 4,9 M€. Soit neuf fois la somme que, selon l’estimation des Domaines, l’État débourserait pour racheter les 16 « enjeux » concernés.

« Une question politique »

27 millions d’un côté, 3 de l’autre. L’association Respire ne veut pas laisser la préfecture résumer le débat à cette simple équation. Elle fait valoir que, pour prix de son investissement, Picoty disposerait de bacs flambant neufs (si l’on ose dire) au lieu de ses anciennes cuves amorties depuis plusieurs crises pétrolières. Elle rappelle aussi que l’évaluation est celle de l’industriel, lequel a tout intérêt à alourdir la facture.

Et puis, ajoute son président, Raymond Bozier, « c’est avant tout une question politique : il faut savoir ce qui est le plus important, des intérêts économiques d’un pétrolier ou de ceux collectifs des habitants de Laleu et la Pallice. »

Jeudi à la préfecture, Raymond Bozier a claqué la porte de la commission de suivi des sites, pour protester contre « l’omnipotence de l’État » qui « considère les riverains comme quantité négligeable. »

(1) Le document est consultable sur le site de la Dreal Poitou-Charentes (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement).

Source : Presse productiviste (SO)

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[Le travail c’est la santé] Les gens pressés …

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Une petite chanson de Keny Arkana à retrouver ICI.

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[Luttes sociales] Saintes : Grève reconductible à l’hôpital

Les organisations syndicales CGT, FO et Unsa, réunies en intersyndicale, ont déposé un nouveau préavis hier pour une grève reconductible à compter d’aujourd’hui. Celle-ci concerne le service de l’unité 2 du Centre hospitalier de Saintonge, à Saintes.

Depuis un mois, les soignants de cette unité sont en grève. Les soins y sont toujours assurés, le personnel étant réquisitionné. Cette unité 2 regroupe les services de pneumologie et d’hépato-gastro- entérologie du centre hospitalier. Ils dénoncent l’ouverture de huit lits en cancérologie dans leur unité.

« Nous n’acceptons pas la forme du projet, c’est-à-dire ces lits de cancérologie sans personnel supplémentaire », explique Marina Lafond, secrétaire du syndicat CGT.

Le 21 mars, ils ont voté contre le projet à l’unanimité en Comité technique d’établissement (CTE). « Ce service est très lourd, beaucoup de patients décèdent et nous avons aussi les familles à gérer, plus présentes que dans les autres unités », soulignent les syndicalistes.

Leur revendication ne leur semble « pas si folle que ça » à savoir la création d’un poste supplémentaire d’aide-soignant l’après-midi et un autre la nuit. « Pour l’instant, nous n’avons pas ces équipes complètes en fonctionnement alors que les huit lits de cancérologie sont présents dans l’unité depuis le 25 mars », rappelle Philippe Lavalard, de FO.

Priorité aux binômesLa direction a fait part de la nouvelle disposition en affirmant avoir renforcé l’équipe d’un poste infirmier supplémentaire l’après-midi et d’un poste d’aide soignant supplémentaire le week-end. Cela n’est pas satisfaisant pour l’intersyndicale qui demande la création de ces deux postes d’aides-soignants pour continuer de fonctionner en binôme, c’est-à-dire des équipes composées d’un aide-soignant et d’un infirmier. La direction avait fait part de son désir de rencontrer l’intersyndicale hier matin. Celle-ci n’a pas donné suite estimant qu’elle n’avait pas reçu de réponses positives sur les postes supplémentaires.

« Nous sommes en train de mettre en place une maltraitance institutionnelle », s’inquiète l’intersyndicale.

Lors du CTE du 21 mars dernier, le directeur s’était engagé auprès des organisations syndicales à évaluer cette organisation après un mois de fonctionnement, mais l’intersyndicale ne l’entend pas ainsi. « Le personnel est inquiet et la charge est déjà plus importante, rapporte Sylvie Guillemy de l’Unsa, c’est maintenant qu’il faut négocier. »

Source : Presse négociatrice (Sud Ouest)

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[ZAD Partout] Retour sur la manifestation du 23 mars à Rennes contre l’aéroport de NDDL et ses promoteurs

reznnesrennesSource : Le Jura Libertaire

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[Gentrification] Mini-docu : Marseille, capitale de la Rupture.

Sans titre

Un docu intéressant à regarder ICI.

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[Faux amis] Tartuffe ou l’imposteur

Ceci n’est pas un témoignage. Il est hors de question pour moi que je livre un récit d’abus sexuel, un récit des périodes les plus sombres de ma vie, un récit autobiographique, dans un espace aussi impudique et sourd qu’internet. Il est déjà trop pénible pour moi de devoir écrire ces lignes dans un blog au nom aussi débile et qui a d’abord soutenu Paco. Je ne vais pas, en plus, me soumettre à un dispositif qui me précède, que je n’ai pas choisi moi-même avec d’autres survivantEs de Paco et dans lequel je suis sensé me justifier : celui d’une « commission d’enquête militante ». Le « tout un chacun » qui est sensé se « faire son opinion » ici est aussi composé de flics ; de journalistes ; de gens à qui je n’ai rien à dire ; de mon ennemi : Paco. La résurgence du « mouvement anarcho-autonome-pédophile » pourrait bien devenir la prochaine panique morale avec ce genre de procédé spectaculaire et irréfléchi. Et puis que mon témoignage puisse se trouver en vis-à-vis avec un texte signé de Paco, dont j’ai fait un art de me tenir à distance, me donne subitement envie de vomir.

Je pense qu’avec la création d’un groupe d’auto-soutien, il est temps pour le CAAAT de se dissoudre et de se faire un peu oublier.

Mais avec la publication des témoignages, et d’un texte en défense de Paco absolument sidérant de nullité, il est hors de question aussi que je laisse seulEs des copains et des copines qui ont eu le courage de parler dans l’immensité froide du web. Il est hors de question que je laisse qui que ce soit être en mesure de les traiter de menteurs. Il est hors de question que je laisse croire que Paco s’est fait virer du Rémouleur sur la base de rumeurs. Il est hors de question que je laisse tomber les personnes lucides qui luttent depuis des années pour tenir Paco à distance et dénoncer ses pratiques et je veux leur donner raison, mais aussi les remercier. Il est hors de question que je ne soutienne pas les gens grâce à qui je peux parler aujourd’hui, grâce à qui une dynamique d’auto-organisation de survivantEs existe et grâce à qui je me sens un peu plus en sécurité.

Pour toutes ces raisons, je vais m’exprimer ici. Ça n’est certainement pas un témoignage que je vais apporter, mais des mots de colère. Ce ne sont pas des « preuves » mais des sentiments subjectifs. Je ne m’adresse pas à une quelconque « communauté de lecteurs » sensée se faire une idée sur la situation, j’écris pour des camarades, pour les survivantEs d’agressions, pour mes amiEs. Les autres, ceux qui veulent des détails croustillants et des récits convaincants, sont la boue dans laquelle Paco prospère depuis trop longtemps maintenant.

PREMIER ACTE – COMMENT IL M’A POSSÉDÉ.

Scène une – Les malheurs de la vertu libertaire.

J’ai rencontré Paco en 2007, peu de temps après mes 18 ans, il avait la cinquantaine. J’étais un garçon plutôt mignon et solitaire. Je me revendiquais très volontiers anarchiste. Il est entré dans ma vie à un moment où j’étais isolé, politiquement et existentiellement. Il a alors trouvé des mots pour me consoler. Il était sympa. Il disait être anar. J’ai cru que je pouvais avoir confiance en lui. Alors, par ruse, il m’a approché et il m’a piégé. Longtemps.

« – Tu deviens bien tactile dis-donc… – Ça te dérange ? – Tant que tu n’essayes pas de me rouler une pelle… » et il essaye de coller ses lèvres aux miennes. Je suis tétanisé et il rigole, ce qui ne détend pas l’atmosphère. Il est collé à moi. Je le repousse avec toute la fragilité du monde. Je n’ai aucune expérience en matière d’auto-défense, physique et émotionnelle.

Paco a trouvé bien des malices pour se trouver dans mon lit. Pour me déshabiller. Pour m’embrasser sur la joue. Pour m’embrasser dans le cou. Pour foutre sa main (sale) dans mon froc et en explorer le contenu. Il ne demandait jamais avant d’agir et me mettait toujours devant le fait accompli que c’était à moi de verbaliser un NON. Et j’ai parfois trouvé la force, je ne sais pas trop où, de dire NON. Et pourtant il insistait, il recommençait, il savait ce qu’il faisait. Il confondait les indices de la surprise, de la peur et de la honte avec ce qu’il interprétait comme les indices du désir. Pour lui, quelqu’unE qui se raidit de trouille, que la gêne empêche de respirer, qui se dérobe souvent, qui dit NON timidement, qui dit NON posément, c’est quelqu’unE qui dit oui. Pour lui, quelqu’unE qui ne lui casse pas sa sale gueule et ne le gicle pas définitivement hors de sa vie, c’est quelqu’unE qui dit oui.

Scène deux – Être sa propre prison.

Mais surtout, Paco a su pénétrer mon existence plus que ma chair, d’une manière si totale que je ne pouvais plus penser par moi-même et être en mesure de comprendre que je vivais une situation de harcèlement, d’attouchement non consenti et de viol. Ce qu’il faut comprendre, c’est que Paco a des compétences de manipulation mentale et d’intimidation intellectuelle hors du commun. Il n’a peut-être pas l’air comme ça, mais il peut déployer un véritable charisme.

Il choisit l’essentiel de ses cibles, que je connaisse, dans la « petite bourgeoise » et dans un milieu politique où il faut montrer quelques lettres de noblesse prolétariennes pour exister : le milieu libertoïde. Il utilise cela pour créer un sentiment de culpabilité très fort et déstabilisant : « Si tu es révolutionnaire, pourquoi est-ce que tu ne couches pas avec moi ? » ; « Qu’est ce que tu crois avoir de si exceptionnel ? Tu es comme tout le monde, tu veux du cul » ; « C’est ta morale bourgeoise qui t’empêche de te libérer, laisse toi faire » ; etc. Comme chacunE sait, et pour le dire vite, la petite bourgeoisie a un besoin désespéré de distinction – pour se tenir à distance des classes populaires et se rapprocher de la grande bourgeoisie, de l’aristocratie, dont elle convoite les apparences. La distinction sexuelle, la radicalité politique et la consommation culturelle savante et d’avant-garde, sont des moyens, pour cette classe essentiellement superficielle, d’exister. Et donc, quoi de plus distinctif que de se venter de coucher avec un vieillard dégoûtant ? Quoi de plus radical ? Quoi de plus délicieusement sulfureux, décadent, libertaire et postmoderne ? C’est assurément un moyen original pour racheter ses origines que d’avoir le plus improbable et répugnant des amants.

C’est ainsi que j’ai moi-même douté, supporté et peut-être, dans une certaine mesure, collaboré. C’est en jouant de cela que Paco parvient à légitimer des relations non consenties ; c’est ainsi qu’il peut mettre dans la tête de quelqu’unE que son NON était un oui, inconscient et coupable.

De plus, Paco a quelques compétences de savant. C’est un représentant de ce que l’université fait de pire : un faux autodidacte en manque de reconnaissance qui utilise ses connaissances pour intimider un public de vrais autodidactes, qui n’est pas armé pour lui répondre sur son terrain. Il se vente de familiarité avec quelques auteurs prestigieux, pérore sur quelques concept abstraits qu’il ne comprend pas lui-même, aligne quelques contradictions logiques et semble très fier de lui. Ça n’est pas une manière de faire réfléchir, mais de faire taire. Se venter d’avoir le titre de docteur, citer des auteurs prestigieux devant un public impressionnable, disqualifier ad-hominem (« t’es bourgeois » etc.) le raisonnement d’une personne qui se forme une idée sur le monde, constitue ce qu’il faut appeler une entreprise d’intimidation intellectuelle. Paco a fait une thèse en sociologie, sous la direction de Gilbert Durand, avec Michel Maffesoli comme président de jury, sur l’imaginaire astrologique et le père Noël – qui ne contient pas une ligne d’enquête sociologique. Sa thèse aurait pu constituer un scandale aussi énorme que celle d’Elisabeth Tessier – une thèse de sociologie qui ne parlait que de l’alignement des astres – si le jury n’avait pas jugé que sa thèse était « bâclée » et « très fautive ». Mais ça, je ne le savais pas à l’époque. Paco compense la médiocrité de son discours savant avec de la mystique. Il voulait me lire les lignes de la main je me souviens. Je cédai une fois à ce jeux. « Oh ! La belle ligne d’intuition ! Il faut travailler ça mon petit » (tu parles, si j’avais de l’intuition, tout ça ne me serait jamais arrivé). Je lui expliquais à l’époque que mon problème n’était pas tant de croire à ce qu’il disait, car si les astres font les marées, je voulais bien croire qu’ils puissent avoir une influence quelconque sur la vie humaine, mais que son discours était anti-libertaire. Aujourd’hui je le formulerais ainsi : en prétendant accéder à des arrières-mondes, en tenant un discours sur ce qui ne peut se dire clairement, le mystique se constitue en une caste de privilégiés détenteurs d’une vérité révélée. De l’idéologie völkisch du nazisme à la croyance dans la main invisible du marché, le mysticisme a partie liée avec toutes les formes d’autoritarismes. Il trouvait intéressant ce que j’essayais de dire mais ne démordait pas sur le fait que j’étais vierge et qu’il était bélier (ou était-ce du porc ?), signes opposés et que donc nous accoupler serait certainement très très intéressant (et il riait ! Et moi j’essayais d’avaler ma salive).

J’entends que ça t’interroges. Comment ai-je pu tolérer tout ça ? Comment peut-on être aussi bête, candide, faible ? Ce sont des questions que je ne peux pas m’empêcher de me poser moi-même et qui ont largement contribué à ce que je garde le silence : je me sens parfois ridicule, humilié, fragile. J’ai intériorisé l’idée que j’ai pu contribuer à ma propre situation d’agression et donc, que j’en suis coupable. « Si elle ne dit pas non, c’est qu’elle dit oui » dit le gendarme à la plaignante, dont il trouve la jupe un peu courte. Paco a mis un gendarme dans ma tête et c’est ce gendarme qui m’a trop longtemps fait taire.

ENTRACTE – RÉFLEXIONS INTERMÉDIAIRES SUR L’ÉROTISME ET LE CONSENTEMENT.

Il y a toute une tradition intellectuelle de réflexion sur l’érotisme. Paco ne la comprend pas. Mais il mobilise ces références pour donner de l’autorité à ce qu’il dit. Il ira trouver le marquis de Sade pour donner un côté chic à la morbidité amoureuse. Il ira trouver Reich pour t’expliquer que la première des révolutions doit être sexuelle ; que les fascistes sont des frustrés et que, donc, les frustrés sont des fascistes ; que c’est l’accumulation d’orgone qui génère les névroses et que donc il faut, dans l’urgence, baiser. Il ira trouver Foucault pour dire que toute relation sexuelle est une relation de pouvoir et qu’il faut assumer cet épistème indépassable de notre modernité. Il ira trouver une version abrégée de Deleuze pour expliquer qu’il est un mutant post-sexuel. Il ira trouver Pasolini pour faire artiste. Je l’ai aussi vu trouver une caution chez Tiqqun, dont l’antiféminisme navrant dans des textes comme « Théorie de la jeune fille » ou « fâmes de la zad » est bien connu, pour appeler à une insurrection sexuelle qui viendrait. Bien sûr, de tous ces auteurs il n’a lu que la quatrième de couverture – sauf peut-être de Maffesoli, dont le relativisme débile le conforte dans l’idée qu’il incarne une avant-garde astrale.

En tout cas, toutes ces injonctions à la libération sexuelle me semblent typiques d’une génération de hippies qui confondent l’autodétermination sexuelle avec l’appropriation sexuelle sauvage et généralisée, c’est-à-dire la loi du plus fort. Il faut en finir avec cette fausse libération.

Je ne voudrais pas faire un exposé intello ici beaucoup plus longtemps. Simplement, il y a des clarifications que je veux faire. Il y a une distinction en effet, mais aussi un lien à faire, entre le fait que Paco soit attiré par des garçons jeunes, voire très jeunes, et le fait qu’il agisse sans leurs consentements. Le premier a à voir avec la frontière toute sociale qui est faite entre majorité et minorité et qui est très problématique. On trouvera chez un philosophe comme René Schérer une réflexion construite, pas trop débile, sur la possibilité d’une pédophilie où l’enfant est « à la recherche de lui-même dans une relation d’égalité et d’attraction passionnée avec des adultes amoureux ». On peut évidemment être choqué par cette idée, plutôt théorique et naïve au demeurant – et on peut d’ailleurs s’interroger sur qui parle ici : car ça n’est pas un enfant. Pour ma part, je ne me prononce pas là-dessus ici mais sur la confusion que Paco fait entre « une relation d’égalité et d’attraction passionnée » et l’usage absolument inégalitaire de l’autorité (liée à son âge, à son expérience de taulard, à ses diplômes ou à sa force physique) pour arriver à satisfaire un désir dissymétrique – où « l’attraction passionnée » se confond largement avec la culpabilité, la honte, la peur et l’absence de consentement. Le problème n’est pas tant qu’il entretienne des relations avec des garçons de l’âge de son fils, c’est qu’il use de cette différence d’âge comme d’un pouvoir pour harceler, toucher, coucher, forcer.

Ensuite, on peut trouver des auteurs qui fondent l’idée d’une érotique où le consentement est absent. Ces auteurs, en voulant se distinguer de ce qu’ils identifient comme l’érotisme « mainstream » et « straight », occultent des pans entiers des possibles érotiques. Je pense notamment à Georges Bataille. Bataille en effet définit, tel que je le comprends, l’érotisme comme une profanation, un dévoilement de ce qui est caché, une jouissance dans la transgression des interdits – et on a pas besoin de lire de très près l’auteur pour comprendre que c’est un homme qui parle de déshabiller et de s’approprier le corps des femmes. Sauf l’amour que j’ai pour certaines pages de l’œuvre de Bataille, je crois que cette conception de l’érotisme est, d’un point de vue anarchiste et féministe, l’ennemi à abattre. C’est précisément la définition de l’érotisme dominant que nous donne Bataille : objectivation du corps de l’autre ; manipulation et mépris ; hétérocentrisme ; c’est un sexe quantitatif et excessif plutôt que relationnel ; performant plutôt que lattant ; même pas drôle etc… L’idée que l’érotisme peut être symétrique, relationnel, échappe complètement à l’auteur, qui était fasciné par le sexe sombre et violent. Pourquoi alors ne pas inventer une érotique du consentement explicite, c’est-à-dire du consentement verbal ? Pourquoi ne pas imaginer des formes d’érotisme symétriques, fondées sur la confiance ? Pourquoi ne pas prendre le temps d’inventer des relations où personne n’aura besoin d’avancer masqué ; où on ne sera pas en concurrence sur le marché de l’offre et de la demande sexuelle ; où dire NON sera une chose simple, courante, évidente, attendue ? Mais parce que ça remettrait en question les habitudes des dominants bien sûr ! Inventer des relations où la verbalisation du consentement serait centrale forcerait toute la classe sexuelle des dominants à renoncer à leurs privilèges.

C’est un idéal excessivement difficile à atteindre, un style de vie, qui remettrait en question beaucoup de nos habitudes (de fierté, de timidité, de plaisir, de gène, de tabou). Demander, discuter, ne pas être pressé dégage des espaces pour la confiance et pour des relations plus heureuses. Surtout, cela dégage l’espace pour dire NON et pour que ce NON soit entendu – sans que ce soit une tragédie génératrice de culpabilité. C’est parce que je croyais avoir affaire à un type bien, à un anarchiste, à un philosophe, que j’ai laissé rentrer Paco dans ma vie. C’est parce que je pensais qu’on était des être de parole. C’est parce que j’étais encore un enfant, parce que je croyais que c’était un adulte et que, en tant qu’adulte, il savait ce que NON voulait dire.

C’est ce NON que Paco n’a pas voulu entendre, parce que ça lui aurait demandé de renoncer à ses privilèges ; parce que aller se branler ailleurs, seul, pour satisfaire son désir, lui aurait demander de renoncer à sa carrière sexuelle, à l’impérieux besoin d’accumuler des conquêtes qui l’habite – et qui l’habite tant, qu’il ruse et abuse pour le réaliser.

Je ne crois pas du tout avoir dit ici tout ce qu’il y a à dire sur le consentement, loin de là. Mais j’espère avoir coupé définitivement l’herbe sous le pied de l’élaboration théorique que Paco peut encore essayer de vociférer ici ou là pour justifier sa prédation.

Pour aller plus loin sur cette question du consentement, il y a un texte que j’aime beaucoup, en anglais, « Learning good consent » qui est ici.

Un équivalent français d’une partie seulement de cette brochure existe sur Infokiosque, que je sache la brochure complète n’a pas été traduite. Il s’agit d’une série de cent questions sur le consentement. Je pense que tu peux utiliser ces questions comme un jeux, en les posant à voix haute et en les discutant, dans le cadre de réunions, mixtes ou non mixtes, dans celui d’une relation amoureuse ou bien d’un moment convivial entre amis. Tu la trouveras ici.

Je pense qu’une activité du groupe d’auto-soutien pourra être, entre autre choses, de recenser et produire du matériel sur le consentement.

SECOND ACTE – AU SOLEIL DE L’EXPÉRIENCE.

Scène une – Comment j’ai attendu jusqu’alors.

J’ai longtemps essayé de sublimer mon histoire en me persuadant que j’avais choisi cette situation et que, effectivement, j’avais eu la chance de vivre une expérience sexuelle monstrueuse, parfaitement libertaire parce que niant l’interdit de l’inceste, de la pédophilie et bien sûr de l’homosexualité. Je parlais d’un choix suprêmement individualiste, suprêmement aristocratique, suprêmement méprisant pour la vie et ses normes. Cette justification, c’est lui qui me l’avait mise en tête. Elle me permettait de garder la face. J’adhérais à un discours plus flatteur que celui qui me venait de mon cerveau gauche : j’avais survécu aux harcèlements et aux attouchements, sans mon consentement, d’un satyre lubrique. C’est grâce à des rencontres, grâce à des lectures, en grandissant, que j’ai compris ce que j’avais vécu.

J’ai mis Paco à distance, à grande distance. Plus de contact. Mais par les voies de la probabilité plutôt que par celles des astres, Paco s’est régulièrement trouvé sur mon chemin. Furetant, posant, me cherchant, il était toujours là où il pouvait jouer le petit chef et le suprême théoricien. Il m’a pris en filature plusieurs fois dans des manifs, dans des lieux de vie, dans des villes, dans mes cauchemars. Il ne cherchait pas à me parler ; il voulait peut-être m’intimider mais surtout me surveiller : savoir à qui je parlais, si j’avais une copine ou un copain, dans quels réseaux j’étais, où je vivais, si j’étais hostile et peut-être même si j’étais armé. Il voulait contrôler l’information pour prévoir la prochaine attaque. J’ai pris le parti longtemps de l’ignorer, de le fuir, de lui laisser le terrain. À la limite, si je devais lui passer à côté, j’affichais mon dégoût et mon mépris pour sa personne par une grimace, la retenue de ma respiration et un regard au-delà de lui – parce que pour moi, cet homme est tellement vide qu’il laisse passer la lumière. Mais je sais aujourd’hui que je ne suis plus seul et que je peux me confronter avec lui sans peur. Je sais qu’il est lâche et qu’il est faible. Pas moi.

Je n’ai jamais répandu la rumeur qu’il était un flic. Mais j’ai pu dire en plusieurs occasions qu’il était mon flic personnel, qu’il avait fliqué mon corps et ma vie, qu’il flique la philosophie comme il flique tout ce qui est jeune, mignon, avec une personnalité généreuse et idéaliste. J’ai pu dire que Paco n’était pas un anarchiste ; un communiste libertaire ; un autonome ; un situationniste ; un conseilliste ; un spontex ; un hippie ; un punk ; un poète postmoderne ; un sociologue astral ; un philosophe mutant ; ou un théoricien queer – toutes ces étiquettes qu’il brandit comme des grigris, avec lesquelles il jongle comme si elles étaient interchangeables devant un public de bigotEs qui ne sont pas en mesure de dénoncer la supercherie. J’ai pu dire qu’il n’était rien de tout ça mais un parasite, une nuisance, un abruti et un tartuffe. J’ai pu dire qu’il avait beaucoup d’ennemis qu’il était capable de vendre. J’ai pu dire qu’il avait le profil type d’une balance. J’ai pu dire son cynisme et que je ne serais pas surpris d’apprendre qu’il fait un travail d’indic pour arrondir ses fins de mois difficiles. J’ai pu dire qu’il fallait se tenir à distance de lui, des ses mains et de ses petits yeux, comme d’un flic.

Scène deux – Comment ne pas soutenir unE survivantE d’agression sexuelle.

Lecteur, tu as peut-être trouvé barbantes et hors sujet toutes ces considérations sur l’érotisme, le consentement et l’usage que Paco fait de la théorie. Mais ce que je veux bien que tu comprennes, c’est la puissance d’intrusion de Paco dans la tête des autres, son charisme, et les ressources qu’il faut pour s’en défendre. Car on a tous des dispositions à justifier les agressions sexuelles, y compris la sienne propre, qu’on acquiert et qu’on renforce au quotidien. Pour t’en convaincre, regarde la pub dans le métro, l’affaire du viol de Nafissatou Diallo ou la manière dont nous avons attendu des années pour prendre le cas de Paco en main. Il nage dans tout cela comme un poisson dans l’eau.

J’ai trop souffert tu vois de ceux et celles qui ne comprenaient pas cela. Une personne avec qui je partageais une histoire d’amour m’a un jour dit que j’avais peut-être un peu cherché cette situation, que je l’avais bien voulu et que les torts étaient partagés – j’exècre depuis, ce relativisme typiquement libéral qui veut distribuer les torts équitablement pour pouvoir faire l’économie du jugement. Il y a quelques temps, une camarade aux convictions féministes profondes, et qui demeure une amie très chère mais que je veux citer ici, me disait de manière spontanée et parce qu’elle ne connaissait pas mon histoire : « je comprends pas les mecs qui sont avec Paco. Faut être con : il est même pas beau ». J’ai eu si honte ! Il va sans dire que ce genre de raisonnement, a fortiori quand on l’a soi-même acquis sur son propre compte, ne contribue pas à libérer la parole et maintient les survivantEs d’agressions sexuelles dans le silence. Il y a quelques jours, je demandais de l’aide à un garçon plus vieux que moi, en qui je croyais pouvoir faire confiance et trouver quelques bons conseils, pour faire face à la situation dans laquelle je suis aujourd’hui. Il m’a dit que « si des choses se répètent dans ma vie, il fallait que je me pose des questions » (c’est-à-dire qu’il fallait que je me demande si je n’étais pas une victime née), que tout ça relevait de la psychologie, du privé, qu’il ne voulait pas lire mon texte, que je devrais passer à autre chose, cesser de l’importuner, et puis il a pris la fuite. Qu’il aille au diable celui-là ! Ce qui se répète dans ma vie, c’est que je laisse trop souvent une deuxième chance à des cons.

Beaucoup de gens à qui j’ai voulu parler de mon histoire avec Paco se sont montrées gênées, se sont un peu défilées. Ces réactions sont compréhensibles. Je préfère qu’on me demande un petit moment pour respirer, pour réfléchir, ou d’en reparler plus tard dans un autre cadre, plutôt qu’on me dise une chose irréfléchie et spontanée qui ne fasse que révéler l’inconscient social commun sur le viol. Ce qui est blessant ce sont les réactions spontanées de scepticisme, les questions pleines de soupçons, les remarques qui vous font comprendre qu’on vous prend pour un mytho, qu’on vous prend pour quelqu’un qui essaye de se rendre intéressant. Le pire c’est l’ignorance, les gens qui ne veulent pas vous écouter quant vous avez décidé de leur parler. Réagir comme ça, c’est collaborer avec Paco. Et dans le rang des collabos, j’ajouterais ces gens qui ferment les yeux pendant des années sur les agissements de Paco ; qui le défendent passionnément ; qui forment un comité de soutien quand des personnes saines d’esprit le virent du Rémouleur ; qui font des bouches toutes rondes quand on leur dit qu’ils défendent un prédateur sexuel et qui s’empressent, pour se racheter, de faire des appels à témoins et d’affecter la neutralité.

Et je réalise aujourd’hui avec horreur combien j’ai pu collaborer moi-même avec Paco en cherchant à oublier plutôt qu’à me confronter à mon passé. Je n’ai pas su retrouver certainEs survivantEs, pour en discuter, pour savoir si ilLE n’étaient plus harcelléEs, surveilléEs et possédéEs par lui – sans leur consentement. Je n’ai pas su aller vers ces jeunes gens qu’on aperçoit parfois dans son orbite, leur parler, les prévenir et faire preuve du minimum de solidarité entre oppresséEs – cette solidarité qui est au principe du féminisme et de l’anarchisme.

Scène finale – De la nécessité de nous organiser.

Mais ces réactions que j’ai rapportées, révèlent aussi un défaut énorme de réflexion, de formation et d’organisation sur ces questions – dans nos milieux, mais aussi ailleurs. Quand des gens qui ont la tête froide virent Paco, dans des lieux de vie, à Paris, sur la Zad, ailleurs, qu’ils s’en expliquent publiquement et qu’il se trouve quand même des bonnes âmes pour le défendre et demander des preuves, je crois qu’il y a un problème urgent qui nous demande de ne plus procrastiner.

Je vais peut-être faire grincer quelques dents ici.

Je crois qu’appeler à un recours d’exception à la justice bourgeoise pour Paco révèle autant une carence de réflexion que la réponse de Non-fides – et encore une fois, merci de ton témoignage et merci infiniment du soutien ferme de Non-fides. Je ne devrais pas dire une carence de réflexion, parce que vous semblez bien y réfléchir tous, mais d’une carence d’alternatives concrètes à la police et à sa justice. Car, quoiqu’on puisse faire pour le lui disputer, l’État peut toujours se définir par son quasi monopole de la violence et parvient toujours à le faire passer pour légitime. Il dispose de moyens suffisamment colossaux pour nous retenir dans des écoles ; pour nous empêcher de penser en dehors de ses catégories ; pour enfermer des gens dans des prisons. Il est capable de prélever l’impôt et de le redistribuer ; d’animer des appareils gigantesques comme les hôpitaux et les armées ; de fixer des lois.

Nous sommes loin d’avoir ces moyens – et tant mieux. Mais si nous ne voulons pas recourir à la police et à sa justice, il va falloir faire mieux que de tenir Paco éloigné de « nous » – par la force de la honte que nous voulons qu’il ressente, ou par la contrainte physique. Car ce « nous » pose problème. Il n’y a pas, pour moi, un milieux libertoïde homogène dans lequel Paco nuirait et qui serait suspendu à ce blog, comme si c’était un instrument interne de communication (peuh !). Il y a des divisions, des inimitiés, des milieux séparés. Et Paco utilise ces divisions depuis des années pour se protéger. Il sait trop bien manipuler nos différences et nos différents (c’est ainsi qu’il jette un voile pudique de spontanéisme sur sa prédation sexuelle pour expliquer que la FA ne l’aime pas). Il navigue entre nos hésitations à juger d’un comportement à l’aune d’une règle – comme celle du consentement – et notre incapacité à proposer une alternative à la justice telle que nous la rejetons. Il gagne du temps, parce que nous sommes des gens sensibles et que nous doutons de tout. Il suscite la pitié, parce qu’il ressemble tellement caricaturalement au pervers qu’il est, qu’on n’arrive pas à croire qu’il le soit et qu’on imagine que c’est une pauvre, pauvre victime.

Parce que l’État tente, avec succès, de monopoliser la violence, très peu d’entre nous sommes compétents pour faire face à des situations de violence physique et émotionnelle. Très peu d’entre nous savent assumer le conflit, autrement qu’en matière de théorie. Très peu d’entre nous sommes formés à la violence, parce qu’au quotidien, insensiblement et discrètement, nous sommes amenés à sous-traiter celle-ci auprès de professionnels de la pacification : les flics. De la même manière, parce que la justice monopolise le jugement et que nous ne sommes que rarement amenés à assumer une décision comme celle de punir quelqu’unE comme Paco, nous sommes désarmés pour imaginer autre chose que de le rejeter en dehors de nos territoires – c’est-à-dire renvoyer à d’autres le problème et indirectement, encore une fois, sous-traiter le sale boulot du jugement à l’État. Nous sommes même désarmés pour proposer des catégories de pensées autres que celles du jugement et de la punition !

Je crois que Paco joue de ce paradoxe qui nous habite et qui suscite chez nous une certaine mauvaise foi.

Et puis ce « nous » questionne ce « eux ». Je ne crois pas que le milieux libertoïde – a fortiori le petit milieu parisien, avec toute son histoire et sa complexité – soit le seul monde dans ce monde. Je ne crois pas qu’en rejetant Paco hors de ce milieu nous réglions le problème. Il ira nuire ailleurs, en France, en Europe… Il ira à la périphérie du milieu, dans des espaces où l’on ne le connait pas encore. Il ira vers des gens naïfs et généreux et il leur fera du mal. Il ira chez « eux ». Et il reviendra comme il revient toujours ! C’est pour ça que je pense qu’il faut penser une stratégie, pour que des témoignages circulent de la main à la main, de manière sécurisée mais large. Il faudra aussi penser une procédure d’éloignement de Paco qui soit intelligente, cohérente, ferme et qui ne soit ni une parodie de la justice des flics, ni la sous-traitance du problème par d’autres, ni une vague déclaration d’intention.

C’est un défit pour « nous » : si nous sommes capables de nous organiser pour que Paco cesse de nuire, les compétences que nous en tirerons, les idées et les pratiques, seront transposables à d’autres cas. Le milieux libertoïde n’est pas un monde dans ce monde. J’aimerais bien ! Mais je crois que c’est un espace où le sexisme, le racisme, le classisme, le validisme et toutes les formes de dominations et de violences, s’expriment avec autant de férocité que partout ailleurs dans ce réel. Si nous parvenons à nous organiser pour faire face à lui, on pourra mesurer l’écart entre le monde tel qu’il est et le monde tel qu’il pourrait être.

Je signerai Justine, du nom du personnage de Sade. Pas parce que je suis une éternelle victime de mes vertus, mais parce que Justine essaie d’agir en cohérence avec ses idées et qu’elle survit à tous ses bourreaux – sauf à Sade.

Source : http://www.non-fides.fr/

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[Bien fait !] Charente-Maritime : Stéphane Villain se casse la jambe en parachute

jambe-immobilisee-stephane-villain-attend-d-etre-evacue_1135006_460x306Il avait promis qu’il sauterait en parachute pour le vingtième anniversaire du Festival de cerfs-volants de Châtelaillon. Il l’a fait en tandem hier, en tout début d’après-midi. Mais il s’est blessé lors de la réception sur la plage.

Stéphane Villain, conseiller général du canton d’Aytré, président de Charente-Maritime Tourisme et conseiller municipal de Châtelaillon, souffrait de la jambe droite qui a aussitôt été immobilisé par les pompiers. L’élu a été placé sur une civière et évacué vers les urgences de l’hôpital de La Rochelle pour y passer des radios. Le diagnostic est tombé hier soir : Stéphane Villain souffre d’une double fracture péroné-cheville.

Source: Presse parachutée (SO)

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[Quand j’entends le mot « France » …] Notre identité n’est pas nationale …

Sans titre

Le FN a encore collé ses affiches dégueulasses à la Rochelle. Alors on écoute Duval MC avant d’aller arracher leurs affiches, ça fait du bien. Retrouvez le clip ICI.

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[ZAD Partout] Décines (69) : 20 jours du possible du 10 au 30 avril 2013 …

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Source : http://decinestaresistance.weebly.com/

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[ZAD Partout] Paris : Action contre l’architecte de l’aéroport

Le site de Vinci Airports présente Jacques Ferrier comme « l’un des architectes les plus engagés en matière de développement durable ». Alors nous qui nous préoccupons de nature et d’espaces vierges à Notre-Dame-des-Landes, on a décidé de venir le voir à Paris pour lui rappeler qu’un aéroport, par nature, ça n’est pas très « développement durable ».

Car Jacques Ferrier a choisi, après avoir fait le design d’un premier aéroport à Toulouse, de collaborer avec Vinci pour les plans du futur aéroport Grand Ouest. C’est ça le capitalisme vert. Grand bien lui fasse, le fric n’a pas d’odeur. Pour autant, il nous tardait de lui faire part de notre mécontentement et voilà qui est fait.

Bien fait !

Il se cachait bien Jacques, au 77 de la rue Pascal, pensant que nous n’avions pas capté son jeu. Et bien non, on vous avait prévenu : la ZAD est partout ! Nous sommes donc venus repeindre son hall d’architecte avec des extincteurs remplis de peintures verte et marron. À force de concevoir des colosses de béton et de verre, il fallait bien que Jacques se mette un peu au vert…

Mais que Jacques se rassure, des architectes comme lui, il y en a beaucoup. Et nous ne nous priverons plus désormais de leur rendre visite.

Merde aux bétonneurs et aux promoteurs de l’immonde ! Merde à Vinci et à son monde !

Quelques peintres en bâtiment solidaires

Source :  Le Jura Libertaire

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[Ni rouge ni blanche ni noire. A bas l’armée !] Poitiers : tags antimilitaristes à l’Armée de l’Air

017n_BIGLa façade du bureau d’information de l’Armée de l’Air, avenue de la Libération à Poitiers, a été couvert d’inscriptions antimilitaristes dans la nuit de jeudi à vendredi. Une enquête est en cours pour tenter d’identifier les auteurs de ces tags. Selon la police, aucun autre établissement militaire n’a été visé.

Source : Presse bidasse (La NR)

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[ZAD Partout] Nantes : 9e manif mensuelle contre le projet d’aéroport à NDDL, la métropole et son monde

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“CAPITALE VERTE” OU BIEN “CAPITALE BLEU”?

Partout on nous rabâche que Nantes à été élue Capitale Verte.
Ne nous laissons pas berner, cette écologie n’est que de surface et si les décideurs nous la servent outrageusement à toutes les sauces ce n’est pas pour nous féliciter, mais pour mieux nous flatter, nous endormir. Ce label, c’est entre-autre l’occasion d’imposer de nouvelles lignes de “chronobus”, mais malheureusement associées aux parkings payants et à la suppression des parkings gratuits, tout en augmentant les bouchons des heures de pointe, les chronobus étant non dépassables. De raser des quartiers pour en créer d’autres dédiés aux affaires (Euro-Nantes) ou encore de faire pousser sur 35ha de terres maraîchères des « éco-quartiers » (avec “rivières naturelles”(?)).

Être Capitale Verte , ça justifie aussi un bon nettoyage : nettoyage et uniformisation des murs et des façades, nettoyages des rues en en éloignant les pauvres et en camouflant tant bien que mal la misère. Bref, profitons en pour créer une ville bien aseptisée où tout ce qui se passe doit être sous contrôle, choisi par les autorités, et dans des cadres bien précis.

Repeindre toute cette ville en vert permet donc juste de mieux faire avaler la pilule. Et quand il s’agit de faire tourner des camions de CRS 24h/24 un peu partout et depuis des mois, bizarrement on ne nous parle plus « d’empreinte carbonne », ni de trous dans les finances publiques…

METTONS LA PRESSION POUR PORTER UN COUP D’ARRÊT DÉCISIF !

Habitant le Pays Nantais, la ville ou ses banlieues, nous sommes concerné-e-s en premier lieu par ce projet d’aéroport. Par son coût et par son développement, ainsi que par les choix associés, il conditionnera un mode de vie toujours plus encadré et contraint. Concrètement, il n’est tourné que vers le profit et décidé hors de tout cadre démocratique.

Ce projet d’aéroport n’est qu’un maillon dans une vision plus vaste d’aménagement d’une métropole ininterrompue de Nantes à Saint- Nazaire. Nous ne voulons pas de cette ville programmée, hygiéniste, de la mort des quartiers, d’un centre-ville en carton-pâte et d’une ville marketing. Nous ne voulons pas d’une échelle urbanistique toujours plus grande, consommatrice d’espaces et non propice aux rencontres. Nous ne voulons pas d’une ville qui ne nous appartiendrait plus, où le constructeur a priorité sur l’habitant.

Réapproprions-nous la rue, faisons jouer notre droit et plus si nécessaire.
Opposons nous à l’urbanisme fonctionnaliste et réducteur de libertés que tentent de nous imposer les décideurs !

Manifestation samedi 30 mars
15h, place Royale à Nantes

Collectif Nantais Contre l’Aéroport
cnca@riseup.net

Source : Indy Nantes

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[Faux amis] Tours : à quoi servent les subventions du Projet 244 …

Ce que vous nous avez pris, nous allons le reprendre.

Ils sont trop rares les espaces où on se sent bien, ou nous sommes libre d’être ce que nous sommes. C’est pourquoi ils nous tiennent à cœur, comme une rage fulgurante que nous portons et qui nous traverse un peu plus chaque jours.

On prend ce qui est vide, abîmé, et on les transperce de nos envies et de nos rêves. On en fait des courants électriques qui grenaillent dans les rues, ou dans les espaces aseptisés. On s’amuse autant que possible, car on ne sait jamais comment tout ça peut se terminer.

Par des expériences de luttes et de vies collectives, on réinvente des mondes, des zones à défendre, des rencontres offensives. Ce qui nous vaut d’être trop souvent marginalisé-es. Et alors quoi ?!? Faudrait-il se rabaisser ou se taire pour autant ? Se pacifier, pour vivre de frustration à l’égard de tout ce qui est potentiellement chargé d’intensité ? Nos couleurs sont criardes sur vos murs blancs.

Que la mairie est choisie comme stratégie pour nous expulser de notre squat, de faire faire le sale boulot par des artistes soucieux de mettre à profit leurs zèles et leurs bonnes volontés, en dit long sur l’état de décomposition de cette société… La Culture est un monopole comme un autre, qui s’octroie et se défend au prix du spectacle de sa collaboration.

Vous avez tenté de nous virer comme des ordures à karchériser, mais rien à faire… on réapparait toujours. Nous avons tenté de créer un consensus, d’aménager les modalités de notre « vivre ensemble », mais vous nous l’avez bien fait comprendre, il n’y a de vivre ensemble que dans les limites étroites de notre soumission commune aux modèles dominants…

Que pour finir, vous nous ayez offert le spectacle d’une telle ferveur à défendre la nécessité des transactions immobilières, de la propriété, et de l’aseptisation des centres-villes, au point d’en arriver à une telle violence, de nous foutre sur la gueule pour faire valoir votre «bon droi », ne peut que renforcer notre refus de toutes formes d’institutionnalisations, et de compromis avec celles-ci.

Alors on ne va pas faire les étonnés, ni jouer les victimes, quand des flics ou des artistes se pointent chez nous pour jouer l’inquisition, nous prendre ce que l’on a. C’est sur on oublie vite sa vie de merde, quand il s’agit de détruire ou de contrôler celles des autres. Les prochains a vous faire expulser, c’est vous … Mais vous le savez déjà, puisque vous avez négocié, du moins pour les plus gros d’entre-vous, les conditions de votre propre  karchérisation …

« Vive l’art est publique ».

On s’emmerde, on étouffe dans votre système de compromission… Alors une maison de plus expulsée, murée, saccagée, ça change rien. Mais soyez sûrs que les perturbations vont persister, quoi qu’il arrive.

On vit encore, on rit encore, au delà de vos prisons, à la recherche d’espaces hors-contrôles, de pratiques d’ensauvagement, d’histoire qui s’achève où commencent de nouvelles. Il est possible de composer avec nos vouloir vivre ensemble, mais certainement pas de s’adapter face aux contrôles, à la violence de votre « bon droit », ou à l’égard de ce que ce que nous désirons.

Thanks For The Future (thanksforthefuture@yahoo.fr)

Source : http://mediatours.noblogs.org

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[Nouvelles technologies] Jaunay-Clan (86) : Le LPII : premier lycée tout numérique

TABLETTE SEGOIl y a vingt-cinq ans, René Monory distribuait des ordinateurs dans les collèges de la Vienne pour les mettre au diapason du futur. Aujourd’hui, Ségolène Royal remet des tablettes numériques aux élèves du lycée pilote innovant international (LPII) de Jaunay-Clan, pour les aider « à devenir des acteurs du monde ». Rien n’a vraiment changé.

Ce n’est pas un jouet

Le LPII, qui fête justement son 25e anniversaire, devient donc le premier lycée tout numérique. La Région a investi 750.000 € pour acheter les 650 tablettes, les serveurs informatiques, installer le wifi, etc. Un chiffre sur lequel la présidente du conseil régional a fortement insisté, vendredi soir, au moment de remettre le matériel. Ce n’est pas un jouet, « c’est un outil de travail, auquel il faut faire attention et dont on attend des résultats ». En clair, pour ne pas faire de jaloux dans les autres lycées du Poitou-Charentes, il faudra rendre des comptes sur le bénéfice pédagogique de cette innovation, « parce qu’il s’agit d’argent public » : « A vous de prouver que c’est un investissement judicieux. »

Enseignants et élèves ont désormais la pression du résultat. L’outil permettra « d’optimiser le temps scolaire », assure la proviseure, Évelyne Azihari. Il offrira la possibilité de mettre en place des parcours pédagogiques différenciés, du travail interdisciplinaire et d’adhérer encore mieux au projet éducatif numérique européen (Living Schools Lab). Il permettra, enfin, d’économiser le papier des manuels scolaires et de milliers de photocopies. Quoi de plus normal dans une région qui se dit verte.

Source : Presse verte (La NR)

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[Antirep] Sortie de prison de Mike, inculpé suite à l’explosion de Chambéry en 2009

Le 9 mars 2013, je suis sorti de prison. Cela fait suite à presque 4 ans de procédures répressives liées à une explosion en mai 2009 à Chambéry dans laquelle ma compagnonne Zoé décéda et où je fus grièvement blessé.

J’ai donc passé un peu plus de 4 mois enfermé dans les geôles de l’Etat (2 en préventive après l’accident et 2 suite au procès) et plus de 3 ans sous contrôle judiciaire avec un quotidien rythmé par les temporalités et les restrictions judiciaires ainsi que le risque d’un retour en prison pour chaque brèche de liberté que j’arrachais régulièrement de leurs contraintes.

Bien que la procédure juridique soit terminée et parce que la justice cherche toujours à maintenir un contrôle à long terme, il me reste 6 mois de prison avec sursis et la menace d’une peine plancher en cas de récidive.

Bien que je sois sorti, il est évident que cette page du passé n’est pas tournée puisque Zoé laisse un douloureux vide dans mon cœur ainsi que ceux de ses proches et que la prison et mes blessures laisseront des traces indélébiles dans ma tête et mon corps.

Il va de soi que je ne chercherai pas à enterrer les séquelles causées par mon enfermement et que ma rage face à ce système social n’en est que renforcée ainsi que ma détermination à lutter pour un monde sans oppressions ni dominations.

J’aimerais également profiter de ce petit texte pour remercier toutes les personnes ayant fait preuve de solidarité durant mon incarcération et pour les nombreux courriers et cartes postales qui m’ont permis de vivre cette période le plus confortablement possible, ainsi que la caisse de solidarité de Kaliméro pour leur soutien financier bien utile dans la précarité carcérale.

Parce que la liberté sera toujours illusoire tant que des personnes seront confrontées aux contraintes carcérales et au contrôle de l’Etat !!!

Parce qu’un monde sans dominations et sans oppressions ne se mendie et ne se vote pas mais se construit, que vivent les révoltes !!!

Crève ce monde de merde et tout ce qui lui permet d’exister !!!

Mike
Contact : soutien25mai »chez »riseup.net

Source : http://www.non-fides.fr/

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[Solidarité Internationale] Le site Internet de la mairie de Barbezieux piraté

Le pirate a évoqué la révolution syrienne sur le site de la commune.

Le site Internet de la mairie de Barbezieux a été piraté, dans la nuit de vendredi à samedi.

Les internautes ont pu découvrir sur l’écran d’accueil de la commune un message en anglais évoquant « la révolution syrienne », avec ce slogan : « Non aux gouvernements corrompus. »

L’acte de piratage informatique portait la signature de « @DrSHA6H »… « Nous avons au Conseil municipal un technicien capable de réparer ce genre de choses. Tout est rentré dans l’ordre samedi matin », confie René Vignerie. « On a une faille dans notre système de sécurité. Nous allons travailler à le sécuriser. » Le maire de Barbezieux n’envisage pas de porter plainte. « Mais nous le ferons si jamais cela se reproduit. »

Source : Presse faillible (SO)

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[Faux amis] Tours : Le 37 ème parallèle à un prix celui de l’expulsion du squat thanks for the future.

Alors que l’on célébrait en “grandes pompes” il y a quelques jours l’avancé des travaux du nouveau complexe artistique 37éme parallèle qui succédera  au projet 244 .

Les artiste de ce même projet, on décidé qu’avec l’arrivé du printemps, on devait nettoyer les sales histoires qui traînent dans ce milieux tout en montrant leur allégeance à la mairie de Tours.

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C’est ainsi que Jeudi 21 mars, les artistes ont pris la décision de défoncer la porte du squat thanks for the future et y on déverssé toute la ” merde” qui pouvait traîner sur les lieux , marquant ainsi leur territoire.

Cette journée était aussi à tours celle de l’antirépression, qui ne concerne pas seulement la répression policière et judiciaire, mais une autre forme de police: le “beau monde” culturelle.

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Ne pouvant pas assumer d’avoir une fois de plus dépassé leurs rôles sournois à l’égard du squat, le spectacle auquel nous avons assisté fut des plus intéressant, entre reportage animalié et scènes de combat  … Mais nous sommes de mauvais spectateurs et spectatrices, nous ne sommes pas sensible à l’art viriliste.

Source : http://mediatours.noblogs.org

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[DCRI is watching you] La police mexicaine est connectée

big_brotherLa police de Mexico vient de publier une application destinée au public, dont le fonctionnement est bien particulier.

Avec Mi Policia, n’importe quel smartphone sous iOS ou Android peut toujours être localisé. Il suffit ensuite d’un clic pour demander aux policiers de venir à la rescousse. Vu ainsi, l’idée paraît plutôt positive. Problème, l’app est beaucoup trop curieuse, au point de se poser des questions sur son véritable objectif.

En téléchargeant l’application, les Mexicains donneraient un maximum d’autorisations aux développeurs, à savoir la police, pour accéder au contenu de leur smartphone. Les mails, appels et autres SMS seraient ainsi surveillés (interlocuteurs, répétitions, durée…).

L’idée mérite d’être retravaillée, nettoyée et améliorée, car il semblerait en plus que l’application ne soit pas totalement efficace. Dévoilée seulement la semaine dernière, certains utilisateurs se sont plaints de ne pas avoir pu être mis en contact avec la police.

Aimeriez-vous voir une application comme cela en France, en enlevant la partie touchant à l’intrusion de la vie privée ?

Source : http://iphonesoft.fr

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[Faux amis] DAL 17 : « Les bonnes relations de l’association avec la préfecture et la police permettent toutefois d’éviter des drames. »

l-equipe-du-droit-au-logement-en-charente-maritime_1123151_460x306En 2012, le DAL (Droit au logement) a recensé 175 expulsions pour la seule ville de La Rochelle. L’association juge qu’on va « vers une hausse de 15 à 20 % des expulsions locatives » cette année. L’heure de la fin de la trêve hivernale, repoussée de quinze jours par Cécile Duflot, sonnera le 30 mars. Pour certaines familles, ça ne change pas grand-chose.

Le DAL est donc débordé par les appels à l’aide. Les bonnes relations de l’association avec la préfecture et la police permettent toutefois d’éviter des drames. Pas toujours, mais souvent.

L’action du DAL pourrait être plus efficace si les relations étaient aussi bonnes avec le Conseil général, ce qui est loin d’être le cas, selon M. Elbouali.

Pour aider le DAL, qui a du mal à vivre de bénévolat et d’eau fraîche, on peut faire des dons (contre reçu) ou acheter le sweat-shirt de l’association (30 euros). Renseignements et accueil au 06 45 63 67 00.

Le DAL en ordre de marche

C’est mercredi, jour de permanence au DAL 17. Dans le local de l’avenue Kennedy, loué par la mairie de La Rochelle à l’association, moyennant 440 euros par an, une vingtaine de personnes sont réunies. Des gens en détresse, menacés d’expulsion à quelques jours de la fin de la trêve hivernale, et des militants de Droit au logement (DAL). Parmi ceux-ci, la doyenne, Janine, 80 ans, et le benjamin, Jean-Baptiste, 18 ans.

Créée par Mehdi Elbouali il y a trois ans, l’association compte aujourd’hui 130 adhérents, dont une vingtaine très impliqués. Comme Ludovic Baudry, 26 ans, chargé de la communication, et Yasmina Parage, 28 ans, déléguée aux finances. C’est-à-dire à la gestion de la modeste trésorerie du DAL 17, qui ne reçoit aucune subvention et fonctionne grâce au bénévolat des militants.

Réorganisation

Ludovic est vendeur à domicile, Yasmina agent polyvalent au Conseil général. En dépit d’une vie professionnelle bien remplie, tous deux ont choisi de rejoindre l’association. Laquelle est en pleine réorganisation après la démission, samedi dernier, de son président, Jean-René Kernel.

Enseignant au lycée Jean-Dautet de La Rochelle, il a présidé le DAL pendant six mois, avant de jeter l’éponge – il n’est même plus membre de l’association – pour « des raisons de divergence politique ».

Mais ce n’est pas l’absence de président qui empêchera le DAL de fonctionner. Cette association pas comme les autres dont, rappelle Mehdi Elbouali, la devise est « Un toit, c’est un droit », est une structure collective. Et c’est collectivement qu’elle va désormais œuvrer, grâce à une direction collégiale. En clair : « On procède à un vote et on prend la décision. Des mandats seront donnés à certains pour représenter le DAL » auprès des bailleurs et des pouvoirs publics.

Quant à l’accueil des sans-logis, des mal logés ou des expulsés et à la gestion de leurs dossiers – le pain quotidien du DAL – ils seront assurés par des membres de l’association dont M. Elbouali va assurer la formation. « Au final, dit Yasmina, il s’agit pour nous de pouvoir faire ce que faisait Mehdi, mais sans lui. »

« Plus de clergé chez nous »

Ce qui ne signifie pas que Yasmina et les autres veulent se débarrasser du fondateur. Bien au contraire. Mais ils veulent être à la hauteur, afin que le DAL 17 continue à être efficace et respecté, et afin de permettre à Mehdi Elbouali de prendre un peu de champ, après trois années éprouvantes. « On va partager les problèmes et les responsabilités, explique-t-il. Il n’y aura plus de figure charismatique. J’étais le porte-parole du DAL mais j’avais beaucoup de gens autour de moi. Désormais, il n’y a plus de clergé chez nous. »

M. Elbouali va donc assurer une sorte d’intérim, puis il se fera de plus en plus discret. Et ne s’en plaindra pas. « C’est vraiment très dur. Le DAL est reconnu aujourd’hui, parfois adulé, mais toujours attaqué. »

« J’ai été pris en otage pendant trois ans », poursuit-il. Allusion à la difficulté de tenir compte de « l’aile gauche » du DAL, tout en négociant des solutions avec les autorités préfectorales et policières. « Les gens qui s’adressent au DAL ne viennent pas pour faire de la politique mais pour résoudre leurs problèmes. »

Après « une période d’adversité » et de dissensions internes, le DAL 17, « qui est un peu le mouton noir de la Fédération », selon M. Elbouali, repart à la bataille. « Il doit retrouver son visage d’avant », renchérit Yasmina. Entendez : avant les dissensions des derniers mois.

Source : Presse du dialogue social (Sud Ouest)

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[Sectes & Religions] Charente-Maritime : le cambrioleur des églises avait la clé

Un habitant d‘Etaules âgé de 54 ans a été interpellé mercredi pour des faits de cambriolage par les gendarmes de la brigade de La Tremblade aidés par la Brigade de recherches de Rochefort. Ils ont trouvé à son domicile un ciboire en argent provenant de l’église de Mornac-sur-Seudre.

Cette arrestation a permis aux enquêteurs de résoudre une série de vols également commis dans les églises de Balanzac, La Clisse, Saint-Romain-de-Benet et Sainte-Marie-de-Ré, entre le 20 janvier et le 9 février. L’homme s’était procuré la clé des tabernacles ce qui lui permettait de  s’emparer des ciboires sans effraction.

Dans cette affaire, l’enquête était chapeautée par L’Office centrale de lutte contre le trafic des biens culturels.

L’homme doit être entendu ce jeudi  par le procureur la République de Saintes.

Source : Presse à cambrioler (Sud Ouest)

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[Contre la LGV et son monde] “Boisement compensateur” sur le tracé de la LGV : opération greenwashing pour Vinci

dev_durable_gdLe “greenwashing” consiste pour une entreprise à se donner des airs de préoccupations environnementales, pour dissimuler un impact social et écologique dévastateur. Un peu comme l’émission de Hulot, Ushuaïa, qui était financée par le plus gros pollueur de l’époque en France, Rhône-Poulenc.

Concernant la LGV (ligne à grande vitesse) Tours-Bordeaux, véritable plaie béante traversant notamment la Vienne avec ses remblais géants, des espaces boisés ont été défrichés et leurs sols dévastés. A la place, des paysages lunaires, des pierres transportées depuis des carrières qui essaiment le long du tracé. Le néant, le désert et le béton.

Aujourd’hui, nouvelle opération de communication de Cosea dans les médias locaux, toujours prompts à relayer  la propagande de Vinci (multinationale aussi impliquée dans d’autres destructions sociales et écologiques comme à Notre-Dame-des-Landes). Il s’agit de replanter des arbres “de qualité” sur une surface double de celle défrichée par le tracé de la LGV. Cette merveilleuse illustration du capitalisme vert s’appelle le “boisement compensateur” [sic]. Il y aura même des arbres fruitiers pour les petits oiseaux qui viendront se fracasser sur les TGV ! Ce petit paradis (qu’il faudra néanmoins attendre un siècle pour voir) sera bien protégé par des clôtures installées par Cosea.

Sauf que ces 314 hectares de reboisement dans la Vienne, en plus de ceux couverts par le tracé LGV, remplacent des espaces agricoles dont les exploitants sont virés avec le concours gracieux de l’Etat PS (qui oblige au “boisement compensateur”), et les liasses de biftons de Vinci. Vinci est au demeurant largement subventionnée, dans ce chantier LGV, par ledit Etat… dans le cadre d’un “partenariat public-privé” ruineux pour les populations, subissant un surcroît de “dette publique” bidouillée par des bureaucrates. Niveau social, on repassera !

A ce propos, le gros propriétaire foncier interviewé par la Nouvelle République évoque les arbres replantés par le grand Colbert. Comparaison révélatrice ? Il oublie de préciser que si Colbert a replanté des arbres, c’était déjà pour “compenser” une dévastation sociale et écologique : la France a été déboisée par le même Colbert, en quasi-totalité, sous Louis XIV… Et ce, pour construire une marine de guerre et des navires marchands (négriers notamment). Déjà à l’époque, la dévastation écologique était la signature d’une politique étatique de dévastation sociale programmée.

Quant au niveau “écologique”, qui oserait prétendre que les sols des terres labourées, saturés d’intrants polluants, à la microbiologie dévastée et sur lesquels ces “arbres de qualité” sont téléportés, pourront remplacer l’humus forestier, infiniment riche, complexe et fragile, et dont le vaste recul en France est pour le moins préoccupant ? On est là dans le mépris total des conditions environnementales propices au développement d’une véritable forêt. Rappelons que l’écrasante majorité des sols en France sont de fait devenus de véritables déserts stériles : sans l’emploi massif d’intrants chimiques, sans l’utilisation massive du pétrole, les terres agricoles ne produiraient quasiment plus, faute de vie biologique réelle. L’humus forestier, seul système biologique au monde apte à produire la vie de façon “durable” et cyclique, met plusieurs décennies à se reconstituer… quand il se reconstitue.

Même l’argument économique de l’industrie bois ne tient pas : les chênes et les cèdres plantés aujourd’hui dans la Vienne ne pourront être exploités que d’ici… 80 à 120 ans. L’aspect coup de comm’ apparaît en plein jour, si l’on note que les propriétaires fonciers qui concèdent leurs parcelles ne s’engagent à ne les maintenir boisées que pendant… vingt ans !

Bref, la désinformation de Vinci, de l’Etat, des bureaucrates politicards locaux et des médias frise une fois de plus le grotesque. Après les enfants handicapés heureux de conduire des engins de Vinci, après l’invocation à la journée de la femme pour évoquer l’effort dérisoire de “parité” sur les chantiers, après le recours piteux à l’argument grossier de la création d’emplois précaires et temporaires, voici les arbres et les petits oiseaux. Il faut dire qu’ils auront peut-être la “chance de voir passer les premiers TGV” [sic] : chez les journalistes aussi, on peut se montrer poète…

L’enjeu des pouvoirs politico-économiques est désormais d’étendre la dévastation LGV à un barreau Poitiers-Limoges.

Nous ne laisserons pas transformer la planète que nous habitons en poubelle de béton.

Source : FA 86

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[Sexisme & Patriarcat] La Fédération Anarchiste affiche son discours masculiniste

Le Hors-série du Monde Libertaire de mars-avril 2013 sur l’éducation cache dans ses pages une perle du masculinisme français. Roger Dadoun, professeur émérite des universités et enseignant à Paris 7, nous gratifie d’une analyse crypto-freudienne du viol de DSK sur Nafissatou Diallo.  A grand renfort de théories fumeuses et de mots compréhensibles uniquement par des bac+12, il remet en cause le viol commis par DSK. Ses idées sont claires ; non seulement le viol n’en était pas un, c’était seulement une « frasque libidinale », mais il met en scène cet acte d’horreur avec des mots crus dignes d’un film pornographique. Sans rien envier à Eric Zemmour ou Alain Soral, il explique et justifie le viol par une soi-disant féminisation de la société et des hommes (qu’il nomme « hystérisation »). Les hommes vivraient des « hystères » ou moment d’hystérie qu’ils ne semblent pas pouvoir contrôler ….

Le viol : Erotisation et Déni

« Ce n’est pas un viol, c’est une frasque libidinale »
Roger Dadoun réussi un tour de force lorsqu’il nous parle du viol de DSK sur Nafissatou Diallo. Il débute son texte en affirmant que ce qui s’est passé ce jour là est on ne peut plus concret et précis ; c’était un « acte de fellation consommé » entre un client et une femme de chambre. Durant toute son explication, les mots « viol, violeur, rapport forcé, domination masculine, agression, victime, non-consentement, violence … » n’apparaissent dans le texte. L’agression sexuelle est même (re)qualifiée en « relation consommée, geste, rencontre ou circonstance inattendue, fellation incidente, prétendue agression sexuelle, frasque libidinale …» tandis que le violeur et sa victime sont appelé-e-s « protagonistes » ou « client » pour DSK, faisant planer le doute entre client de l’hôtel et client d’une prostituée. Dans cette atmosphère nauséabonde, pourquoi parler d’un viol sans le nommer ? Pour montrer qu’il n’existe pas.

Le fantasme du (faux) viol

Le viol est décrit comme le fantasme d’un mauvais film pornographique. Le cadre d’une chambre d’hôtel est posé, « lieu de passage : règne de la passe ». Les mots « passe » et « client »  relevant clairement du vocabulaire de la prostitution. Le personnel, homme et femme, a un « contact charnel constant indirect avec le client ». Dans le film de Roger Dadoun, « le client sort en nudité d’humeur légère de sa douche, à effet peu ou prou érotisant » et l’employée « pénètre » à ce moment dans la chambre (le doute laissant penser qu’en face de lui c’est une employée/prostituée qui joue sur la double facette de la soubrette sexy). Et là ce ne sont plus deux personnes, mais deux corps, selon l’auteur, qui vont faire une rencontre. Il les voit comme face à face, suspendus dans un « temps X » qu’il qualifie de mystérieux, et se demande « qui fait le premier pas ». Il se questionne sur leurs motivations concordantes, sur ce que font leurs mains, leurs têtes, leurs bouches. Puis « la femme suce le sexe de l’homme », quelques gouttes de sperme en sortent. Cela a a duré quelques minutes.

Dans son fantasme malsain, il érotise le viol. Il en fait un événement racontable sans aucune conséquence, à part celle de susciter l’excitation. L’homme sort de la douche, il est comme surpris par la situation. C’est la femme qui est active, qui pénètre et déclenche la scène par sa présence. La victime devient coupable et le violeur est une figure passive. Les rôles sont inversés : le viol se transforme en une jolie scène érotique où l’homme est surpris par une femme qui jouerait un rôle ambigu de soubrette/prostituée.

Un viol n’est pas une jolie scène érotique
Faire croire que c’est joli, c’est le banaliser et l’accepter

« Si c’est une prostituée, ça n’est pas un viol »

DSK est vu comme un client, on ne sait s’il s’agit d’un client d’un hôtel ou d’une prostituée. Et si DSK est un client, Nafissatou Diallo n’était elle pas une employée/prostituée volontairement ambiguë ? Roger Dadoun utilise le doute sur le pseudo-rôle de prostituée pour faire douter de la pertinence et de l’évidence du viol. Si c’est sur une prostituée, est-ce vraiment un viol ? N’est-ce pas son travail ? Rappelons à l’auteur que la réalité n’est pas un mauvais fantasme de Canal+ et qu’une employée d’hôtel n’est ni plus ni moins que ce qu’elle paraît être : une employée d’hôtel. Rappelons lui encore plus fortement que sur une employée ou une prostituée, le viol n’est pas caractérisé par le travail de la victime, mais par l’acte du violeur.

Quand une femme ne dit pas oui, c’est non.
Quand une femme dit non, c’est non.

« Elle aurait pu se défendre »

L’auteur ose même prétendre que vu sa stature, Nafissatou Diallo aurait pu repousser DSK (donc empêcher ce qu’il appelle sa « prétendue agression »). Elle est présentée comme une « femme forte », habituée aux travaux forcés et « en mesure de résister ». Pire, il se pose la question de son poids, qu’on aurait alors pu comparer à celui de DSK, afin de savoir si effectivement elle aurait pu le repousser … Le degré zéro de la réflexion est atteint. Nafissatou Diallo est présentée comme un stéréotype raciste de femme noire bien charpentée par le labeur domestique et « peut-être illettrée ». Cette question sur son poids est mysogine et anti-grosse ; si elle est trop mince, elle ne peut résister mais si son poids est suffisant, elle acquiert une position de force pour repousser l’agresseur. Tout est résumé à une domination physique, niant volontairement le conditionnement patriarcal que subisse les femmes sur la notion de consentement.

D’un acte précis au doute affirmé

Alors que le début de l’article affirme cet acte comme « concret et précis », la teneur n’est plus la même dans les dernières lignes. Revirement de situation, l’auteur affirme alors que « seule une reconstitution bien ordonnée aurait permis d’apprécier la vraisemblance et l’adéquation des versions et vécus des deux sujets ». Bien sur, organisons des reconstitutions avec le violeur et la victime, pour qu’elle revive une deuxième fois son viol. On aurait du y penser avant ….

Enfin, cet acte qui « n’est plus un viol » mais juste un « acte sexuel entre deux corps », est replacé dans un contexte plus large: Faut-il rappeler qu’à l’échelle de la planète, ce sont des torrents de sperme et autres sécrétions que l’hôtellerie envoie dans des bidets, lavabos et laverie ? Et oui, pour Roger Dadoun le contexte n’est pas celui d’un violeur en série qui a fait l’objet de plusieurs dénonciations (celle de Tristane Banon et d’une prostituée du Carlton de Lille pour les plus connues) mais il est noyé parmi tous les actes sexuels qui se passent régulièrement dans les hôtels (viols ou relations consenties, l’auteur ne pose même pas la question,).

« A-t-elle vraiment voulu dire non ? »

Mais la vraie question que se pose l’auteur est celle-ci : la victime a-t-elle vraiment voulue dire non ? Selon l’auteur, si elle l’avait fait, elle aurait pu, vu sa masse, repousser un homme qui n’aurait sans doute pas osé lui courir après dans les couloirs de l’hôtel à moitié nu. Il décrit le viol comme un acte isolé et spontané, comme une rencontre fortuite de deux corps dans l’espace. Il le vide ainsi de son contenu. Il nie la difficulté de dire « non » lorsque l’agression arrive. Il nie les autres agressions dont DSK est l’auteur.
Le viol est acte patriarcal dans toute son horreur, qui dépossède les femmes de leur autonomie et de leur corps, mentalement et physiquement. C’est un homme qui s’imagine qu’une femme ne peut lui dire non. Et que même si elle dit non, elle pense oui. Il faut juste la forcer un peu pour lui donner envie. Le désir n’a pas à être réciproque. L’appétit vient en mangeant comme on dit. Et si elle ne dit rien c’est forcément qu’elle était d’accord, qui ne dit mot consent. Sinon elle aurait fait en sorte pour ça s’arrête.

Le Discours Masculiniste

Après une première partie érotisante, Roger Dadoun affiche sa théorie masculiniste, celle déjà énoncée par Alain Soral ou Eric Zemmour. Si la société va mal, si les hommes peuvent commettre des « frasques libidinales » (autrement dit des viols), cela est du à une raison : la féminisation (ou hystérisation) de la société.
Sous couvert d’une pseudo-théorie psychatrisante et néo-freudienne obscure, difficilement compréhensible, il développe l’idée que les hommes sont aujourd’hui plus souvent sujets à une « hystérisation des réactions », « imprévisibles et passagères » qu’ils ne peuvent contrôler. Et s’ils ne contrôlent pas ces moments « d’hystère », ils ne peuvent être ni condamnés, ni culpabilisés. Théorie déjà défendue par Marcela Iacub, journaliste-masculiniste de son état. Accusation envers les femmes, défense de l’ordre patriarcal et de ses privilèges, Roger Dadoun brille par son idéologie réactionnaire.

Néo-freudisme et féminisation de la société

L’auteur recycle l’idée d’hystérie. Fortement connotée, cette notion signifie littéralement relatif à l’utérus, et reste dans les représentations collectives, une sorte de fureur agressive d’origine purement féminine. Ne dit-on pas d’ailleurs des féministes quelles sont des hystériques mal-baisées ?

Et bien cet état psychologique (qui selon Freud concerne autant les hommes que les femmes), toucherait aujourd’hui plus « les hommes que les femmes selon l’évolution sociale actuelle ». Mais l’auteur ne nous en dit pas plus sur ce qu’est cette prétendue évolution sociale, ni pourquoi elle toucherait plus les hommes que les femmes. Le mystère reste entier ….

Par contre, il nous explique très bien comment elle s’incarne : par des comportements comme les mimiques, la gestuelle, les lapsus, les éclats, les mensonges allant jusqu’à des « bouffées asmathiques d’énergie libidinale » (admirez le vocabulaire et l’envolée lyrique). Là aussi, on se ne sait absolument pas pourquoi elle toucherait plus les hommes que les femmes, ni d’où vient cette théorie et quelles en sont les preuves.

Mais le fait est là : Roger Dadoun joue sur la représentation de l’hystérie comme comportement féminin qui serait une caractéristique aujourd’hui principalement masculine. Selon lui, il y a une inversion des comportements entre hommes et femmes. Il y a une perte des repères pour les hommes, qui développent des comportements « universels et caractérisés par les déplacements permanents de la libido », des réactions inattendues, brusques et limitées. Il y a là une justification de l’acte de DSK qui n’a pu contrôler « une envie sexuelle brusque » mais aussi une justification de toutes les formes de viol, puisque c’est un « phénomène psycho-social généralisé » et « universel ». Ce n’est pas seulement DSK qui n’a pas pu retenir son « hystère », ce sont aussi les autres violeurs qui n’ont pu se retenir d’un prétendu viol.

Mais d’où vient cet « hystère » ? Pourquoi les hommes en souffrent ? Roger Dadoun le dit du bout des lèvres ; de cette fameuse évolution sociale qui place les hommes dans des situations où ils ne peuvent plus se contrôler. Comme dans l’idée machiste disant que les femmes sont instables car incapables de se contrôler, particulièrement lorsqu’elles ont leurs règles, les hommes sont devenus des femmes souffrant de moments « d’hystère ». La féminisation des comportements les empêche de se contrôler et les pousse à commettre l’irréparable. Le « simple et fugitif hystère de l’homme DSK » se résume donc à une frasque s’emparant de son corps et que sa raison n’a pu maîtriser. Bref, il recycle le cliché machiste de l’homme ne pouvant contenir ses pulsions sexuelles.

Justification du viol et négation d’un acte patriarcal

A aucun moment le viol n’est replacé dans son contexte : celui d’un acte purement patriarcal. Roger Dadoun ne fait que discourir sur la pseudo-souffrance du violeur et tait intégralement celle de la victime. Seul l’homme, ses sentiments, son ressenti et sa souffrance compte.

Il tente également de nous démontrer que le viol n’est pas la faute du violeur, parce qu’on est pas surE de ce qu’il s’est passé (Roger Dadoun n’a pas du lire le rapport médical), parce que si vraiment la victime avait voulu dire non, elle l’aurait sans doute fait (il n’a jamais eu à dire non à une agression sexuelle) et que même si viol il y a eu, DSK a été emporté par ses émotions, il ne s’est pas rendu compte de ce qu’il faisait et donc on ne peut pas le condamner. Pire, si les hommes commettent ces actes, c’est parce qu’ils deviennent des femmes, ce sont donc les femmes elles mêmes les fautives.

Le succès du discours masculiniste

Déjà très connu au Québec, le mouvement masculiniste est incarné en France par des figures tantôt littéraire comme Michel Houllebecq tantôt politique comme Alain Soral ou Eric Zemmour.

Ces deux derniers se présentent comme des figures anti-conformistes et maudites (les tabous de la société les empêchent de s’exprimer) mais sont en fait largement popularisés par les médias (Internet, journaux, télé, radios …) et donc cautionnés par le pouvoir en place. Ils se revendiquent comme des « machos décomplexés ».

Eric Zemmour

Eric Zemmour est le représentant d’une droite conservatrice et opposé au néolibéralisme. Son ouvrage, « Le premier sexe », est un essai sur la prétendue féminisation de la société. Il fait son fonds de commerce sur une idéologie anti-mai 68 et réactionnaire.

Selon lui les femmes ont revendiquées la révolution sexuelle afin de devenir des hommes, dans leurs comportements et leurs manières de vire. Mais n’y étant pas parvenues, elles veulent transformer les hommes en femmes, d’où une fantasmatique féminisation de la société (on vivrait dans un monde quasi-matriarcale). Ajouté à cela un puissant discours homophobe où il considère « l’idéologie gay » comme étant l’un des principales facteurs de transformation des hommes en femmes.

Selon lui, les différences biologiques entre hommes et femmes sont insurmontables et l’on ne peut parler d’égalité mais de complémentarité. Il veut le retour à une société purement patriarcale, où l’homme est la figure dominante et toute puissante dont la sexualité agressive est revendiquée et les femmes cantonnées à leur rôle de mère et femme au foyer. Il rejette donc en bloc le féminisme, qui n’aurait apporté que des désagréments pour les hommes et oubli des valeurs viriles traditionnelles.

Alain Soral

Alain Soral plaide aussi pour une féminisation de la société, mais avec une grille de lecture pseudo-marxiste. D’abord adhérent au PCF, puis au Front National, il a finalement fondé Egalité et Réconciliation, une organisation de gauche nationale au discours antisémite et négationniste (et donc en réalité nazi). Il se dit sociologue sans avoir jamais suivi de cours ni obtenu de diplôme mais utilise ce titre pour acquérir une autorité intellectuelle.
Selon lui, le féminisme bourgeois aurait volé le discours des femmes des milieux ouvriers. Il utilise une fausse distinction de classe pour faire croire à des revendications distinctes, niant les problèmes spécifiques tels que la contraception, l’avortement, le viol, les violences conjugales, la répartition des tâches ….

Les féministes (bourgeoises) participent selon lui à la construction d’une société féminisée et comme chez Eric Zemmour, les différences biologiques sont le fondement de la catégorisation homme/femme (négation du conditionnement social). Les hommes sont naturellement plus musclés et forts et donc portés vers la violence, l’action, la chasse, tandis que les femmes sont des nées pour être femmes au foyer.

Il ajoute que le viol est une pathologie pure qui se caractérise par une grande violence (avec un couteau, à six dans un parking) mais que le reste est un acte ambigu qui tient à la « spécificité du désir féminin, qui avance masqué et se ment à lui même » (la femme ne sait pas ce qu’elle veut, la majorité des viols sont des exagérations ou des désirs inavoués).

Roger Dadoun

Roger Dadoun s’inscrit dans une logique différente, celle des «faux-amis ». De part ses fréquentations libertaires et de part son statut de prof de fac, tout porte à croire qu’il est « ami » des femmes et des féministes. Mais il utilise son pseudo-crédit intellectualo-gauchiste pour étaler sa répugnante idéologie masculiniste.

Pour cela, il fait semblant d’avancer masqué puisque son analyse ne se revendique pas ouvertement du masculinisme, contrairement à Zemmour ou Soral. Mais son article sur l’affaire DSK est clairement l’occasion d’une théorisation de son idéologie masculiniste. Il ne se contente plus de défendre les violeurs mais fait le même constat que les deux autres cités : une société de plus en plus féminisée (à cause des femmes bien sur).

L’anarcho-patriarcat

La question d’un tel article dans un journal libertaire avec la plus grande audience et disponible dans presque tous les kiosques n’est une erreur de parution. Tout simplement parce que Roger Dadoun n’en est pas à son coup d’essai.
Sur son site internet ou dans le Monde Libertaire, il a déjà écrit plusieurs articles déplorables. Sur trois articles traitant de l’affaire DSK ou Polanski, il ne qualifie jamais les faits de viols, mais « d’acte ou relation sexuel-le ». Il discours beaucoup et sur tout (avec toujours un vocabulaire pornographique), mais jamais sur le viol en lui même. Pour le nier, mais aussi parce qu’il n’a, en fait, rien à en dire. Selon lui, il n’y a pas eu viol, donc autant écrire sur autre chose (comme son article Anthropologie libertaire de la fellation).
Sa pensée s’affirme au fur et à mesure des articles. Pour Polanski, il s’était « contenté » de défendre un artiste tourmenté, marqué par le nazisme et le ghetto de Cracovie, puis rattrapé par une affaire de viol sur mineure. Pour l’affaire DSK, sa pensée nauséabonde s’est étoffée ; il ne défend plus seulement un violeur, il théorise et justifie le viol par une soi-disant féminisation de la société.

Un tel article dans les colonnes du Figaro serait problématique mais sans surprise. Dans celles du Monde Libertaire, cela pose la question de la place du féminisme au sein de la Fédération Anarchiste et plus largement du mouvement libertaire, mais aussi celle de la diffusion des idées masculinistes et donc de l’anarcho-patriarcat.

Une telle tribune n’est pas un acte isolé. Non seulement parce que Roger Dadoun a déjà publié ses immondices dans le Monde Libertaire, mais aussi parce qu’au sein du mouvement anarchiste, dans les organisations, groupes ou collectifs, le féminisme (comme l’antispécisme) n’est toujours pas considéré comme une lutte centrale et fondamentale. La théorisation et la justification du masculinisme ne peuvent être acceptées.

Le patriarcat est toujours considéré non seulement comme un système de domination moins important que le capitalisme ou que la mouvance fasciste, mais surtout, cette domination ne concerne pas les anarchistes ou libertaires. Ceux-ci seraient une catégories d’hommes extraordinaires, que le conditionnement sexiste n’aurait pas influencé (ni pendant l’enfance ni actuellement) et dont le genre se serait déconstruit par miracle.
Il est systématiquement plus facile de taper sur le sexisme de la droite, des flics, des patrons, de la religion, que de réfléchir à son propre comportement et à sa propre position socialement oppressive. Une idée persistante (bien que peu théorisée) est celle de l’effondrement du patriarcat en même que l’effondrement du capitalisme. C’est non seulement considéré qu’il faut relégué le féminisme à une lutte de second rang, mais aussi qu’elle doit être englobée au sein de la lutte des classes et de la lutte anticapitaliste, niant toute la spécificité de l’anarcha-féminisme.

C’est aussi considérer que capitalisme et patriarcat sont deux dominations qui fonctionnent selon le même système avec les mêmes mécanismes et que leurs imbrications sont inter-dépendante (il suffirait de détruire le capitalisme pour détruire le patriarcat et chaque lutte contre le capitalisme est une lutte contre le patriarcat).

Le patriarcat n’a pas besoin du capitalisme pour survivre et exister.

Le féminisme n’est ni reconnu comme une lutte spécifique, ni pris au sérieux par les organisations bureaucratiques et tout le milieu (dit) anti-autoritaire. Les outils féministes sont systématiquement oubliés ou rejetés, que ce soit la féminisation des termes, la nécessité de la non-mixité, les problématiques de violence (physique, verbale, du viol, du harcèlement par des « camarades ») dans les milieux autogérés ou encore la contraception et l’avortement.

Le patriarcat existe dans tous les milieux, même ceux dits les plus autonomes et sa destruction doit être une priorité. Que ce soit dans les comportements, dans les textes et dans l’idéologie. On ne peut être anarchiste sans être féministe ou anti-patriarcale, car le nier, l’oublier, le refuser, c’est perpétuer son existence et donc perpétuer une domination.

Une seule nécessité:
la non-mixité et l’autodéfense féministe

L’anarcho-patriarcat ne s’écroulera pas tout seul,
sortons les ciseaux !

Source : Indymedia Nantes

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[ACAB] Saint-Martin-de-Ré : Une surveillante de prison tente de se suicider

Touchée d’une balle de fusil, elle a été transportée à l’hôpital de La Rochelle. Ses jours ne seraient pas en danger.

Une surveillante de la centrale pénitentiaire de Saint-Martin-de-Ré a tenté de se donner la mort vendredi en fin de matinée.

Elle se trouvait dans un des miradors qui surplombe la cour de promenade quand elle a saisi le fusil de service qui s’y trouvait et appuyé sur la détente.

Transportée à l’hôpital de La Rochelle, ses jours ne seraient pas en danger, aucun organe vital n’ayant été touché.

Selon un de ses collègues, cette femme d’une quarantaine d’années, mariée et mère de famille, souffrait « d’un mal-être lié à son travail ». « On fait un métier de plus en plus difficile qui laisse des traces, psychologiquement. »

Source : Presse psychologique (Sud Ouest)

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[ACAB] Nouvelles de la lutte contre les flics et leur monde.

flashballQuiconque n’a pas renoncé à être un peu vivant n’a pas à s’étonner de la répression policière, quelle que soit sa forme. Nous connaissons les contrôleurs en tous genres, le quadrillage policier, les matraques, les expulsions. Nous connaissons aussi les tirs de flashball et leur cohorte de blessés, d’éborgnés. Nous les prenons pour ce qu’ils sont : des opérations au sein d’une guerre en cours, pour écraser visiblement ce qui échappe à l’ordre, pour nous terroriser en nous marquant dans notre chair, dans celles de nos amis. Pour faire le partage entre le citoyen, qui respecte la légalité, et le voyou, qui mérite le bâton.

Chaque fois c’est une figure caricaturale que vise le pouvoir et auquel les médias donnent une touche finale : bloqueur dans un mouvement lycéen-étudiant, pilleur participant à une autoréduction, jeune de quartier, squatteur anarchiste. Mais confusément, c’est une menace à laquelle il s’attaque. Chaque fois derrière les blessés et leurs noms propres, il y a des lieux, des pratiques et des logiques politiques. En fait, du partage et de l’amitié : de l’ingouvernable. Ici, des dizaines de personnes sortent d’un monop’ sans payer. Là, d’autres s’opposent à l’expulsion d’une habitation collective illégalement occupée. Ailleurs encore, des potes qui ont vu deux des leurs se faire écraser par une voiture de police résistent un temps au flicage de leur quartier. A Notre-Dame-des-Landes, ça résiste et ça vit contre un projet d’aéroport et le monde qui va avec. A Strasbourg, des métallos bien équipés manifestent contre Arcelormittal.

Il n’y a pas à moraliser sur la répression, mais à s’organiser à partir de ce que nous éprouvons quand nous rencontrons la forme flashball de la violence policière : la rage face à l’obstacle que constitue la police et les blessures qu’elle nous inflige. S’organiser parce que nous tenons à ce que le pouvoir considère comme une menace, et que nous savons que nous retrouverons le flashball, ou ce qui viendra le remplacer, sur notre route. Pour ne pas attendre passivement les prochaines fois. Pour ne pas être démuni.

Sur le plan juridique, pour des raisons de fric et d’assurance d’abord. L’hôpital, les soins, ça coûte cher. Dans tous les cas de blessures au flashball des procédures judiciaires ont été ouvertes. Elles sont longues et peu efficaces (non-lieu, relaxe). Mais avec la complicité d’un avocat nous avons élaboré une procédure administrative qui permet de poursuivre non pas simplement un flic, toujours protégé par sa hiérarchie, mais directement l’autorité responsable de l’armement des flics : le ministère de l’intérieur ou le préfet de police. Il faut savoir se battre sur ce terrain-là aussi. Faire changer la peur de camp et rendre impossible l’usage du flashball.

Sur le plan pratique : d’un côté, il y a le pouvoir qui fait de la cagoule ou de la burka un délit, qui impose la visibilité de tous et qui tire sur nos têtes nues à coup de flashball. De l’autre, il y a nos têtes et nos corps, justement. Face aux risques de blessures, il y a des gestes et des armes à trouver, des réflexes à développer : mettre un casque pour se protéger devrait être aussi évident que mettre une écharpe face aux appareils photo des flics. Ici aussi il faut apprendre à se défendre face à la police.

Sur le plan politique : S’organiser donc, parce que nous voulons les moyens de notre autodéfense. Pour se rencontrer surtout, et apprendre ensemble à défendre ce qui nous est cher, et rendre plus fort ce sur quoi le pouvoir n’a pas prise.

Flashball et autres saloperies : oeil pour oeil, oeil pour oeil…

faceauxarmesdelapolice@riseup.net

Source :  Indymedia Nantes

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[Sexisme & Patriarcat] Texte en soutien aux féministes de la ZAD et en réponse à « Appel aux femmes de la ZAD »

080305_Feminisme1Une émission enregistrée par des rennais-e-s s’attaque de manière virulente aux féministes de la ZAD. Les discours soutenus dans cette émission sont un recyclage de théories antiféministes bien connues. L’antiféminisme invalide, en effet, toute revendication féministe, stigmatise tout comportement associé à ce mouvement et vise à dévaloriser toute prise de position en faveur de l’égalité entre femmes et hommes. On souhaite, ici, apporter notre soutien aux féministes de la ZAD en déconstruisant point par point ces arguments, qui représentent une réelle défense des intérêts masculins. En effet, en refusant de questionner les rapports homme/femme, ces personnes ne font que reproduire l’idéologie dominante.

Mais bon sang, les féministes ! Arrêtez vos jérémiades ! Les femmes n’ont pas (en plus) besoin de s’appesantir sur leur sort ! Allez soyons sérieuses, c’est du délire : permettre aux femmes ayant subi des violences de se reconnaître comme victimes pour se reconstruire ? Arrêter de culpabiliser et croire que le problème est avant tout un fait social et non une faute individuelle, mais où allons nous ?!
Trêve de plaisanterie : NON, les féministes ne sont pas des femmes geignantes, désirant être plaintes. Nous disons simplement que lorsque les femmes sont effectivement discriminées, il serait hypocrite de ne pas analyser et dénoncer la problématique de cette discrimination juste pour pouvoir maintenir l’illusion d’égalité. Alors, OUI, les féministes voient les violences comme l’indice d’une inertie sociale et une arme pour perpétuer les inégalités entre hommes et femmes !
Les féministes n’auraient « pas d’amis mais des complices de leur médiocrité ». Nous, féministes, sommes accusées de poser un discours victimaire qui présente les femmes comme vulnérables, dominées et sans défense. Pire encore, le statut de « victime » créerait les conditions d’une nouvelle menace auto-réalisatrice. Comme la prophétie du même nom, si tu deviens une victime c’est que tu l’as bien cherché… parce qu’au fond tu aimes ça hein ? Or, dire cela n’est-ce pas déplacer et nier le problème ? N’est-ce pas préférer passer sous silence les discriminations, inégalités et violences que subissent les femmes en accusant les féministes de créer des figures de femmes « faibles » et de provoquer ainsi leur enfermement dans la domination ? Et d’une pierre deux coups, on fait ainsi peser la responsabilité du système patriarcal sur les dominées ! Classique stratégie argumentative des dominants…

Se définir en tant que « femmes » n’est pas une recherche d’enfermement dans une identité. Au contraire, se reconnaître en tant que classe de femmes, c’est reconnaître l’oppression propre que l’on subit, savoir que ces agressions ne sont pas des cas isolés. Cela constitue un point de départ pour mieux dépasser l’identité de genre imposée par la société. Et dans ce cas, OUI, la non-mixité est un moyen politique pour que les opprimées puissent définir elles-mêmes leur oppression, pour que leur expérience de la violence morale et physique puisse se dire librement. Et qui plus est, quel chantre de la mixité oserait nous asséner que ce mode d’organisation est rétrograde alors que la non-mixité a été l’invention d’un nouvel outil politique efficace pour combattre la domination masculine ? Allez, un petit effort, sortez du préjugé qui consiste à croire que les groupes non-mixtes de femmes seraient des groupes thérapeutiques, de lamentations. Et oui, on prend (aussi !) du plaisir dans la lutte féministe qui est faite d’enthousiasme, de joies, de plaisirs, d’émancipation, de nouvelles rencontres, d’amitiés et d’amours.

Quoi les féministes « vivent dans l’angoisse existentielle du viol » ! Y’a t-il encore de bonnes raisons pour croire une telle ineptie !? A y regarder de plus près… hum… ah oui… sans doute… le viol est plus une réalité qu’un fantasme (75000 viols/an). Qu’on ne s’y méprenne pas, l’illusion d’une égalité au sein d’une « meute mixte » révolutionnaire qui échapperait à la société patriarcale, vient à notre sens renforcer le dit système patriarcal et cristalliser des comportements violents. En effet, le viol c’est surtout dans le cercle proche et dans l’entourage des victimes qu’il se produit. Aussi, les amitiés nouvelles ne protègent en rien des agressions sexuelles.
Mais ne tremblez pas, la solution est à portée de main… En cas de viol, un conseil : « regarde ton agresseur en face et dis-lui : défonce-moi, je suis une salope », tu le désarmeras à coup sûr ! Allez, donne moi encore un peu de ta potion magique… même si je ne suis pas tombée dedans quand j’étais petite. Dans cette optique, se déclarer féministe perd certainement tout son sens. En effet, dans ce discours où les violences sont présentées comme les résultats de choix et de ressentis individuels, où les dominations semblent comme déconnectées de toute dynamique collective et détachées de concepts tel que la domination masculine ou la société patriarcale, c’est sauve qui peut ! Et … t’as qu’à être forte !
Parce que oui, la belle incantation de la « machine de guerre mixte et gigantesque » n’y suffit pas. Même s’il est sans doute désirable d’être fort-e-s face au système capitalisto-patriarcal, suffit-il de le décréter pour y arriver ? « Orgueil », « puissance », « force », « spontanéité », « élan de vie » ne sont que les reliquats recyclés de l’idéologie libérale (androcentrée) qui prône la loi du plus fort. En somme, cette idéologie, qui suggère qu’en proposant les mêmes possibilités d’émancipation et de réussite à chacune les résultats seront similaires, oublie que, dès le départ, toutes les femmes ne disposent pas des mêmes ressources pour se défendre individuellement.

Les féministes « sont comme la métropole, elles planifient ». Elles imposeraient des dispositifs hégémoniques ainsi qu’une police du comportement et du langage qui codifieraient les rapports entre hommes et femmes. Elles refusent qu’on s’insulte « d’enculé », dommage… et on ne pourra plus dire sale bougnoule ou sale juif non plus ? Une fois encore, on retrouve les bonnes vieilles formules antiféministes. Les arguments utilisés pour dévaluer le féminisme et celles qui s’opposent à l’ordre social, sont toujours les mêmes : pour les décrédibiliser, on les présente comme un réel danger. Et cela devient : les « dispositifs pour lutter contre l’oppression sont pires que l’oppression elle-même » ! Balaises les filles ! C’est certain, tôt ou tard les féministes qui briment les hommes et dictent les conduites en viendront à briser le rêve d’harmonie de la société ! Et leur tentative d’instauration d’une forme de liberté conduira à une tyrannie généralisée. Et hop ! d’un coup de baguette magique les oppressées se retrouvent oppresseuses…
Sont visés, ici, dans une simplification abusive, les outils de communication et les modes d’organisation politique qui permettent de retirer au sens propre du pouvoir aux dominants. Il est alors compréhensible que ces derniers se sentent brimés puisque tiens tiens… c’est le but ! Alors, sans sentimentalisme aucun, nous comprenons que cette insupportable offense soit difficile à vivre et qu’il vous est préférable d’accuser le formalisme de censure ou de lynchage que de lui trouver un quelconque caractère émancipateur et libératoire.

Allez… remballez vos « engins de toutes tailles », nous ne voulons pas être « dépucelées », vos confessions sur la barricade et vos poèmes érotico-émeutiers ne nous excitent pas… on préfère jouir et lutter… toutes seules !

Des Camilles de la métropole de Rennes

Source : Indymedia Nantes

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[Tant qu’il y aura de l’argent] Film : S’organiser pour ne plus toucher au grisbi, salope !

s'organiserUn petit film sympa à visionner ICI.

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[Faux amis] Poitiers : Expulsables par la Croix-Rouge sur pression préfectorale

CROIX ROUGEPressée par la préfecture et pour ne pas perdre plus de crédits, la Croix-Rouge a engagé une procédure d’expulsion contre une famille arménienne.

Le courrier préfectoral adressé au directeur de la Croix-Rouge est sans appel.

« Je vous demande de bien vouloir sortir sans délai les personnes ci-dessus et je vous informe que je procéderai à une déduction des crédits qui vont sont alloués correspondants à toute période pendant laquelle ces personnes ont été hébergées de manière indue », écrivait en avril 2011 le secrétaire général de la préfecture de la Vienne.
Les courriers s’achèvent par une série de règles de trois destinées à calculer le coût induit par les personnes restées trop longtemps.

Menace financière

En mai 2011, la préfecture compte une somme de 6.300 € pour sept familles. Des crédits aussitôt déduits de la subvention de 178.920 € allouée par les autorités au titre de l’hébergement d’urgence pour le premier trimestre 2011.
En fait, dès que les familles étrangères hébergées en urgence par la Croix-Rouge voient s’épuiser toutes leurs voies de recours en demande d’asile le couperet tombe. La préfecture réclame l’expulsion du logement d’urgence. Et multiplie les courriers à l’organisme caritatif pour l’inviter à mettre à exécution l’injonction, en jouant de la menace de réduction des crédits.
C’est dans ce contexte qu’un procès inédit se déroulait, hier matin, à la barre du tribunal d’instance de Poitiers. Pressée par la préfecture, la Croix-Rouge réclame en justice l’expulsion d’une famille arménienne avec deux enfants du logement d’urgence qu’elle occupe route de Gençay.
« Je vous demande d’engager une procédure de référé », écrit la préfecture en janvier 2012 « afin que le tribunal puisse ordonner la sortie de ces personnes du logement […] Dans le cas contraire je me verrai dans l’obligation de procéder à une déduction des crédits qui vous ont été alloués. »
En octobre dernier, les Arméniens sont assignés en justice. Après plusieurs renvois, l’avocate de l’institution a maintenu, hier, la demande d’expulsion de la famille qui avait signé en juillet 2010 un contrat d’hébergement temporaire.
Les multiples refus de demande d’asile tombent en 2011 et 2012. Les recours sont épuisés. La famille est considérée comme occupant indûment le logement depuis mars 2011. Ce qui en pénaliserait d’autres dans le besoin, justifie la Croix-Rouge.
Un argumentaire rejeté par Me Masson, défenseur de la famille expulsable.
« Où est la logique d’expulser des personnes dans le besoin pour en accueillir d’autres. On leur dit : «  Vous sortez, vous vous débrouillez !  » Le contrat signé avec elles ne parle pas expressément du problème de la situation de demandeur d’asile. Juste de la régularisation des titres de séjour.
Ce n’est pas anodin qu’une institution qui s’occupe de la souffrance humaine demande une expulsion ! »
La justice a mis sa décision en délibéré au 26 avril prochain.

Source : Presse pression (Nouvelle Rép)

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[Solidarité Internationale] Saintes : STOP aux massacres en Syrie !

996015_676897_460x306Des panneaux « Stop » ou « Stop aux massacres » ont été levés, hier soir à 19 heures, devant l’entrée de l’hôtel de ville, coté square André-Maudet. En l’absence remarquée d’élus (1), une petite trentaine de militants de la Ligue des droits de l’Homme, du Mouvement de la paix ou d’Amnesty International ont voulu, ainsi, « dire stop aux massacres et aux crimes commis contre les civils en Syrie ».

Et apporter, du même coup, un soutien au peuple syrien meurtri, depuis deux ans, par le régime de Bachar El- Assad.

« Quelle sera l’issue politique de cette révolution syrienne ? Faut-il armer les opposants au régime ? » s’est interrogé Jean-Marie Matagne. Le président d’Action des citoyens pour le désarmement nucléaire juge indispensable ce mouvement de solidarité internationale « pour peser sur les diplomaties russe et chinoise. Car si elles lâchent Bachar El-Assad, son régime tombera très vite. »

Militant associatif actif, Marc Sauvaget est en relation constante avec un insurgé syrien vivant à Alep. « Les hélicoptères de l’armée bombardent les pharmacies, les hôpitaux, le moindre rassemblement… » lui a raconté ce dernier.

(1) Seul Emidio Ferreira, conseiller municipal, était présent.

Source : Presse élue (Sud Ouest)

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[Nouvelles technologies] Un humain presque parfait

Sans titre

Un excellent docu d’Infrarouge sur les nanotechnologies, la biométrie et l’humain augmenté, à visionner ICI.

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[Faux amis] Brochure : Pour en finir avec la Fédération Anarchiste

« Et pourtant ils existent »… La FA est une vieille chose d’un autre temps. Une Organisation anarchiste (oxymore) en veille, en attente. Mais cela ne l’empêche pas, avec sa politique de visibilité et de recrutement (mais pour quoi faire ?), d’être la vitrine de l’anarchisme français malgré son opposition radicale à toute praxis anarchiste, forcément offensive. Ces quelques notes partielles ont été rédigées en septembre 2012 dans le but d’une discussion au sein d’un groupe affinitaire composé d’anarchistes. Elles contiennent quelques pensées et quelques études de cas sur certaines polémiques liées à cette organisation archaïque. Nous avons choisi de les rendre publiques, afin que chacun puisse se faire son opinion sur la question et choisir son chemin en connaissance de cause.
Ravage Editions, mars 2013.

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BROCHURE A TÉLÉCHARGER ICI

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[ZAD Partout] Une cinquième colonne.

Il en est des formules qui ont un sens comme des poésies. Dès que l’on escamote un vers, cela ne veut plus rien dire. En 1789 , une de ces formules était : « La liberté, l’égalité, la fraternité, OU LA MORT . » La bourgeoisie savait bien qu’elle ne pourrait pas assumer ce programme. Alors, elle procéda en deux temps. Elle supprima le deuxième terme de la formule : « Ou la mort. » Mais le reste de la formule était bancal : la liberté, l’égalité, la fraternité… c’était encore trop. Cela devint : Liberté, Égalité, Fraternité. Liberté de quoi ? Égalité où ça ?Fraternité entre qui ?

En 2012, à Notre Dame Des Landes, les résistants qui tiennent la ZAD ont eux aussi résumé leurs combats en une formule : CONTRE L’AEROPORT ET SON MONDE . Là encore ce que l’on peut appeler des faux amis ou même pour certains une cinquième colonne, tentent aujourd’hui de tronquer cette lutte pour la vider de son contenu. Il suffit de supprimer le deuxième terme de cette formule : « Et son monde ». Et la lutte devient : « Contre l’aéroport NDDL, dans le cadre de cette société qu’il ne faut pas remettre en question. » Ils peuvent ainsi espérer déplacer le centre de gravité de cette lutte du terrain politique sur celui d’une démarche légale devant les juridictions nationales et européennes. Ce projet serait inutile et un contre sens économique dans le cadre très respectable de notre belle société capitaliste productiviste. Ce qui sous -entend que si c’était utile et économiquement rentable, on regarderait ailleurs… Les mots pour tronquer et trahir font partie de l’arsenal de l’idéologie dominante au même titre que l’emploi de la violence par les forces armées et policières qui sont sur le terrain. Faire, ou laisser croire que ce type de lutte peut se gagner en discutant avec une commission du dialogue, ou devant les tribunaux aux ordres de l’état , c’est impuissanter la lutte politique qui ne connaît que le rapport de force. La démarche n’est pas nouvelle, c’est celle que l’on rencontre dans les conflits sociaux, quand pour contenir la colère des salariés, les organisations syndicales et politiques privilégient les recours devant les tribunaux plutôt que l’action directe des salariés. Le résultat est connu, reproductible, durable, …etc. … c’est la capitulation devant ce monde capitaliste, ses lois et ses tribunaux. C’est en cela que l’on peut parler de cinquième colonne qui sabote de l’intérieur la colère et l’envie d’en finir avec le système du profit et de l’exploitation. La classe au pouvoir ne peut arriver à ses fins QUE grâce à cette cinquième colonne au sein des résistances populaires. La propriété privée, l’appareil judiciaire, les lois rédigées par le pouvoir, etc. … Tout cela fait partie et constitue le:ET SON MONDE .

Les Amis de l’Égalité .

Source : https://zad.nadir.org

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